‹ Etudes générales et pratiques sur la phthisieChapitre 8 sur 83 · PREFACE. XI · texte numérisé non relu

PREFACE. XI

Sans médication spécifique, elle emprunte ses moyens curatifs à toutes les médications. Il en est de même de ses causes externes et de ses conditions internes de développement, elles sont très-diverses. La Phthisie s'allie à tout : c'est ce qui fait la variété infinie de ses formes et de ses processus, qui se perdent pourtant dans une terminaison identique.

Par tous ces caractères, la Phthisie s'éloigne des maladies spécifiques. Celles-ci, en effet, contractent difficilement des alliances. Leur marche a une régularité presque chronométrique. Ce sont des maladies normales en quelque sorte, car elles peuvent servir de mesure pour apprécier les lois d'évolution et les rapports des autres maladies chroniques. Sans être, en effet, aussi calculables dans leur processus et leurs métamorphoses que la syphilis, par exemple, les maladies chroniques communes sont assujetties dans leurs rapports entre elles, aux mêmes grandes lois que cette maladie normale. Les maladies spécifiques sont donc placées comme des bornes très-utiles dans la nosologie. Si on les supprime par la pensée, on voit que les rapports des diverses parties du règne nosologique sont moins éclairées et moins intelligibles. Les mouvements, le mode d'évolution, les périodes de latence et les transformations des maladies chroniques générales et communes sont d'une signification plus obscure ; les types normaux, les étalons, si je peux ainsi dire, manquent à l'observateur.

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