XVI. Cl. Gai. Perg. De theriaca ad Pisonem liber
Jeanne Guinterio interprète. Paris, 1531 (introuvable). Bâle, 1531, in-fol. (voir plus loin) avec la longue dédicace « Reverendo in Ghristo patri ac D. Jacobo Golino abbati saneti Ambrosii apud Bituricenses » où Jean Guinter manifeste son admiration pour les anciens. Histoire de la matière médicale, et en particulier de la thériaque ; erreurs sur sa composition; dissertation sur la vipère; Tirum pour les Arabes, etc.
Jacques Golin, protecteur des lettres, était l’ami de l’évêque de Bayonne, Jean du Bellay, plus tard cardinal, et de son frère, Guillaume du B., seigneur de Langey.
XVII. CL Gai. Perg. commentariolus de Pulsibusad medicinœ candidates, Jeanne Guinterie Andernace interprète. Parisiis, ex officina Simonis Golinæi. 1531, in-4 de 18 feuillets.
Déjà texte grec en 1529. Dans la dédicace « Joanni Mileto Parasiensi, medico regio », professeur de médecine à la Faculté, il dit que l’examen des urines^ si adopté à son époque, ne vaut pas l’examen du pouls qu’on ne connaît plus. Bibl. nat., Td. 16, 3 (Inconnu à Prosper Hérissant).
Ici doit être placé : Claudü Galeni Pergameni : f. 2, de amtomicis administrationibus ; f. 61, De constitutione artis médicæ; f. 70, De theriaca ad Pisonem; f. 82, De pulsibus ad medicinæ candidates per Jean. Guinterium Andermcum latinitate jam recens donati. — Basileæ apud And. Gratandrum, 1531. In-fol. de 87 feuillets. Bibl de V École de médecine, n" 59, f. 3. .
XVIII. Pauli Æginetœ opus de re medica, nunc primum integrum latinitate donatum per Joannem Guinterium An . dernacum doctorem. medicum. Parisiis apud S. Colinæum' 1532, in-fol. La dédicace à Jean Du Bellay, évêque de Paris et conseiller du roi est datée des calendes d’octobre 1532. J. Guinter allait être reçu docteur sous le décanat de Robert Coquiel le 29 du même mois. Il le remercie de ses bienfaits et met sa njouvelle traduction sous son haut patronage, la vivante image de ce Mécène de Rome. « Jusque-là les médecins ont étudié les moyens de guérir, dans des auteurs barbares et ignorants. » Il a traduit pour cela Paul d’Egine, qui vivait il y a mille ans. Cet auteur traite fort bien des choses dont n’ont pas parlé Gafien, Oribase, Alexander, Aétius, Rufus et autres princes de la science. « Tu interea basce meas vigilias, Pon- » tifex optime, ne contemne, ad quas absolvandas et author » et auxiliarius extitisti. Perge favere ductis, perge litteras » excitare, perge veterem recipere medicinam quæ bactenus » ægrotata erat et prope desperata. » Cette dédicace est précédée d’une préface au lecteur où Guinter dit qu’il n’aurait pas publié sa traduction d’après le seul exemplaire d’Alde « in quo permulta desiderantur » ; qu’il en a eu d’autres à sa disposition ét surtout qu’on ne pourra pas l’accuser d’avoir copié l’édition qui vient d’être donnée à Bâle (calendes de septembre 1532). Le troisième livre était déjà imprimé. Mais
ce qu’il craignait arriva. « Ad clarissimum dominuin Guinte- » rium Joannem Andernacuni, Epistola apologelica Âlbani » Torini, quâ calomnias illius impudentissimas refellft et » versionem ejusdem Pauli Æginetæ mendatam, et malâ fide » natam ostendit » 1539 in-8. Personne n’a donné raison à la mauvaise traduction d’Alban de là Porte de Winterthur (Suisse).
Même édition à Cologne, opéra et impensâ Joannis Soteris 1534, mense Auguste, très bel in-folio. Bïbl. mt., T 23 110, et A, pour l’édition de 1542. (Voir plus loin.)
XIX. Cl. Gai. Perg. de Euchymia el cacochymia (Introuvable). Annoncé dans la préface de Varia (XXIV).
XX. Cl. Gai. Perg. de Antidotis Ubri duo, a Joame Guinterio Andernaco nune primum latinitate donati. Ejusdem (à la p. 69) Galeni de remediis paratu facilibus liber unus, eodem J. Guint. Andern. interprète. Parisiis, âpud S. Colinæum, 1533, gr. in-fol. de 94 pages. Beau livre dédié « Serenissimo Danorum régi electo Joanni duci Holsatiæ, ac Stormariæ ». C’est Christiern lïl (1503-1559), fils de Frédéric 1, le pacifique qui mourut le 3 avril 1533. La dédicace datée « pridie calendas Augusti » 1533, commence ainsi ;
« Hérophile me semble avoir dit avec raison que les médicaments sont un présent divin, etc. » Je regrette que le manque d’espace m’empêche de la résumer, tant elle est intéressante et bien faite. Histoire du mithridate et de la thériaque..... jiloge de Christiern III qui aimait et cultivait les lettres, comme en témoigne Nicolas ürn (Londensis ecclesiæ propositus), l’une des gloires du Danemark (te veluti alterum Antonium Pium futurum). Son père a pris le plus grand soin de son éducation. Il lui a donné pour conseillers le grand héros Goye et le brave chevalier Olaus Rosencrans. Guinter n’a pas oublié non plus le précepteur Pierre Suavenius. Refert enim non parum aquo quis primum instituatur. Id quod Leonidas Aleæandri magistef omnibus satis déclarai, dit-il à ce propos.