I. Sarrabat fecit excudit. Henricil. C. D. B
11 a été lithographié, dans les mômes dimensions, par J, Beaune, Au-dessous de l’ovale : François Rabelais, né à Chinon en 1483, mort a Paris en 1553. U»e première épreuve porte : lmp. lith. de .Villain-, une autre, lith. de A. Cheyer.
Une reproduction plus petite, au milieu d’une fouille, sans encadrement, avec P. Rabelais dans la marge, est, signée : J. lith. de Delpech. (9® Vol. de l’édition VarQ-
riurti 1825. Une autre a de plus le n» 158 au-dessous :
F. Rabelais.
Il faut rapprocher de cette petite lithographie la belle gravure (H. 0,M L- 0)08) Ilop-wood. Sc. publié par Fume, à Paris, pour Vllistoire de France d’Henri Martin. Rabelais.
Mais revenons un peu en arrière. En 1770, un artiste D. M. sculp., a donne une eau-forte (Rect. H. 0,12. L. 0,10) du tableau du musée de Versailles qu’il attribue à Léonard de Vinci [pinxit]. Pour imiter son modèle, il a gravé, à l’exemple de .Sarrabat, le nom de Rabelais, comme il est écrit sur le petit panneau : François Rablais.
Viennent ensuite deux jolis petits médaillons ornés, très finement gravés. (Figure inversée). Le premier (H. O.IS L. 0,08) repose sur un fût de colonne où se trouve écrit ; François Rabelais, etc. A droite, P. Savart, sculp., 1777 (1); à gauche, Sarrabat, del. Le second (H. 0,083 L. 0,046) est signé : N. de Laünay — Sarrabat, del. Gomme le précédent, il est environné d’attributs joyeux et bouffons. Le nom de François Rabelais est sur le ruban qui surmonte le cadre. Sur le piédestal qui le supporte, on lit : Mort en 1553, âgé de 70 ans. Ce portrait orne les Œuvres de Fr. Rabelais, doct. en médecine, publiées à Genève en
Une gravure analogue (Ov. en rect. H. 0,13 — L. 0,08) Dévissé sculp. Sarrabat pinxit, se trouve dans les Œuvres de François Rabelais. Londres et Paris, chez J. F. Bastien, MDCCLXXXIII.
L’estampe de Crépy (Ov. et rect. H. 0,15 — L. 0,10) procède de Sarrabat, mais avec de sensibles modifications dans le costume et la physionomie, qui n’a plus rien de satyrique : Draperie, col cassé; bouche petite, fermée, etc. Dans un cartouche : François Rabelais, docteur en medicine (sic) de Montpellier, né à.... mort à.... le.... Plus bas, sur une plinthe : Il fut Capucin, puis Bénédictin, Chanoine de Saint-Maur et enfin Curé de Meudon. Il a com-
(1) Tiré de la belle collection des hommes célèbres gravés par Fiquer et Savart.
posé plusieurs ouvrages de medicine isic) et de critique divertissante. ^
Une copie (ovale) absolument pareille, aiciis gravée au pointillé par Ambroise Tardieu, est audacieusement donnée comme dessinée d'après le portrait original qui est à l’Ecole de médecine de Montpellier. La draperie de l’estampe de Crépy est remplacée par des nuages. Plusieurs états avec ou sans l’inscription : François Rabelais (médecin et satyrique) , né aChinon, département d’Indre-et- Loire, le.... 1483, mort à Paris, le.... 1553. Un autre; Pankouke, éditeur. J®' O . D.D.D.S. M, sans signature, n’est plus ovale. Au-desSous : François Rabelais.
Le portrait de F. Rabelais ; Geoffroy, sc. (H. 0,097— L. 0,10) est une traduction libre de Sarrabat avec un costume modernisé, bonnet en forme de béret, expression triviale. Dans le 3* vol. de l'édition Variorum, utilisé ensuite pour les Œuvres publiées à Paris, chez Ledentu, 1835, et (2® édition) 1837.
Une copie du précédent, presque identique. Th. Frère, pinx. — H. Brevière sculp., est dans la Touraine ancienne ET MODERNE, par Stanislas Bellanger. Paris. L. Mercier, 18i3.
Une reproduction alourdie, matérialisée, de la petite peinture rendue célèbre par Sarrabat, se trouve dans Versailles. Galeries historiques dédiées à S. M. la reine des Français,, par Ch. Gavard. Paris. 1838 (l). . Série X, section 2. Rabelais (François), médecin. Dessiné par L. Massard, gravé par Giroux, 1874. Ancien tableau. (Rect. H. 0,10 — L. 0,08, inversé.)
Une autre copie (même grandeur) d’un burin médiocre, mais d’une exactitude suffisante. Autour, ces renseignements : Ecole flamande, n” G05. Des*, par M‘‘ Noirter, gravé par Boutrois. Fr°‘® Rabelais.
Un portrait en pied gravé par Allais, dessiné par de Triqueti (II. 0,17— L. 0,11), est signalé par M. Georges d’Albe-
(1) Déjà, dans un autre recueil des Galeries de Versailles (gravures au trait), le portrait de Rabelais est à la planche Vil. A . RibauU sc. Adrien C. del.
nas, p. 61. Il a peut-être bien fait d’omettre la lithographie fantaisiste de Julien, publiée par Blaisot dans sa Galerie universelle. F. Rabelais, né à Chinon 1483, mort à Paris en 1553.
Enfin, l’eau-forte de Boilevin, dans le Rabelais de P. Chéron. Paris, 1876, et celle de Braquemond, pour les Œuvres de Rabelais de M Marty- Le vrault, en cours de publication. Pari^, Lemerre. Cette dernière est assurément très belle et très spirituelle ; mais elle a, pour moi, l’énorme défaut de faire revivre le type Sarrabat.
M. Georges d’Albenas consacre un dernier chapitre (IV) aux « Portraits divers, de fantaisie et de pure imagination », parmi lesquels il range la gravure de Fr. Chauveau et celle de la deuxième édition des Lettres écrites d'Italie.
Une singulière lithogrâphiemoderne (Ov.H.0,14 — L.0,11). Buste de trois quarts, collerette tuyautée, calotte ronde, barbe inculte. Figure théâtrale, posée dans un fauteuil à dos carré, etc. François Rabelais, d’après des dessins originaux du XVI® siècle. Chrétien del, pl. VIII.
La lithographie in-folio de Prieur : Front chauve, longue barbe. Dessiné d'après nature par Janet. Tiré du cabinet de M. A . Lenoir.
Une autre petite lithographie exécutée par Sudre, pour le Panthéon français.
La médaille genre antique, Deveria del*; Leisnier et Forster sculp., dans l’édition Varioeum, 1823 à 1826.
I ne autre encore plus petite de Couché fils dir.
Le tout petit portrait de profil (Rect. H. 0,04, L. 0,03), gravé sur acier par Hopwood, publié par Louis Denozan, d’après une miniature inédite de la bibliothèque du Roi. Œuvres de Rabelais, de MM. Burgaud des Marets et Rathery, 1870. vr
La grande lithographie, qui m’est inconnue (Rect. H. 0, 17 L. 0,12). Bourgerie del*, lith. Clarey-Marüneau, Tours. Rablais. Vinum lætificat cor hominis. Il est représenté le verre en main.
Les portraits divers inventés par Gustave Doré et gravés sur bois pour les éditions de Barré, 1854 et 1858. et le grand in-folio illustré publié par Garnier frères en 1873.
La petite figure en pied dessinée par Alph. de Neuville ôt gravée sur bois par G. Laplante , dans V Histoire de
France racontée à nos petits enfants, par Guizot. Paris Hachette, 1872. Et enfin les portraits gravés par Gilbert et par Boilvin pour les publications récentes : Rabehis ei son œuvre, par Eugène Noël ; le Rabelais de poche, par le même ; De V autorité de Rabelais dans la révolution présente, d’Henri Martin.
Toutes ces productions de la fantaisie devront être remplacées désormais par le type du portrait mieiS’cÔnmrciè Montpellier. Signalé sommairement par J. BernierrauTî^ de iâ” carte du Ohinonais en 1697, ce portrait a été reproduit, un peu sans expression, dans la lithographie d’Ossian Tandon, de Montpellier, faite pour la notice sur Rabelais du D” H. Kulnholtz [Ephémérides, t. VI, 1827). On ne trouve pas davantage l’accent de l’original dans la copie lithographique de E. Marsal : Lith. Bœnh et fils, Montpellier. Œuvres de Rabelais de M. A. L. Sardou. San Remo, J. Gay, 1874. La lithographie d’O. Tandon est reproduite par la photogravure dans F. Rabelais à la Fa-i culté de médecine de Montpellier... par le D'' Gordon,' 1876 ; et à l’eau-forte, sans signature, dans le ~jR*â5i5îS médecin du D” F. Brémond. Paris, V® Pairault, 1879.
La charmante notice de M. Georges d’Albenas est le premier travail qui ait été fait sur les portraits de Rabelais. Les auteurs de l’édition Variorum, 1823, s’étaient bornés à rassembler, sans aucune explication, successivement après le médaillon et le portrait en pied de Dévéria déjà signalés dans le premier volume; dans le deuxième, les reproductions 1° de Sarrabat, 2° de De Monchy sculp. avec les vers d’Armand Gouffé, 3° de la contrefaçon de Michel Lasne, 4® de l’e.s/awpe de la seconde édition des lettres écrites d’Italie avec les vers Ille ego, etc., 5“ du portrait de W. de Broen (1), 6“ du médaillon avec nœud de l’édition de BaStien, Paris, an VI ; dans le troisième, le Rabelais de fantaisie de Geoffroy sc; dans le quatrième, la reproduction de la gravure (ovale) au pointillé d^Ambroise Tardieu; dans le cinquième, le médaillon de P. Savartsculp. 1777, Sarrabat del. Dans le sixième, 1® l’autre médaillon presque pareil, Sarrabat del. — N. de Launay Sc. 2“ le François
L (Ij II est sans indication de page.
Rabelais de Desrochers avec les vers de Gacon ; dans le septième, 1“ un portrait inédit, .ovale, bonnet carré différent. Draperie. Sans signature. Figure irrégulière, expression demi-sérieuse. 2° L’estampe de Moncornet avec la draperie et l’écusson aux lapins; dans le huitième, le portrait de Tanjé; dans le neuvième, 1® la petite lithographie de Delpech, 2° un dérivé de Sarrabat signé Dévéria del. IS25. Ber comier sculp. 3® Un médaillon d’après le buste de F. GATTEAUX enchâssé dans un frontispice pour LES GRANDS HOMMES FRANÇAIS, signé Normand fils del et SC. Chose bien remarquable ! Le portrait de Montpellier n’y est pas, ni le véritable Michel Lasne, ni la petite gravure originale de Léonai'd Gaultier! Je comprends mieux qu’on ait laissé de côté le portrait, frontispice de François Chauveau.
V^oici, pour mémoire, la liste des huit portraits que signale le père Lelong [Bihliothèqué historique de la ■ France, t, IV, p. 254) : 1® de M. Lasne, in-4”. — 2» N. Habert, 1699, in-4®. — 3“ Moncornet, in-4®. — 4® M. Lasne, in-S. - 5® Desrochers, in-8. — 6“ W. de Broen, in-8. — 7» Sarrabat, 1703, in-4®, en manière noire.— 8® N... en petit.
On pourra voir aussi que la note [Iconographie] ajoutée à l’article Rabelais du dictionnaire de Larousse, est très incomplète et, de plus, remplie d’erreurs.