IV PRÉFACE
temporaine. Déjà dans la première édition y les notices sur les chefs vendéens pouvaient servir à la connaissance de cette grande guerre civile. Presque toutes les autres biographies, qui ont été écrites depuis, se rattachent nécessairement aux événements qui depuis tant d'années ont si souvent changé l'état de la France et de TËurope. On ne peut raconter la vie des hommes qui ont pris part aux affaires publiques sans rappeler les circonstances où ils se sont trouvés , la carrière qu'ils ont parcourue, les positions qu'ils ont occupées. Pou vais-je parler du comte de Saint-Priest , dont Versailles et la guerre de Sept Ans furent le point de dé* part, et qui, ambassadeur durant plus de vingt ans, ministre de Louis XYI pendant l'Assemblée constituante, de Louis XVIII pendant l'émigration, a vu les premiers jours de la Restauration, sans dire ce qu'il «a fait et ce qu'il a vu ?
La vie de M. le comte Mollien ne comportait-elle pas une vue sur l'administration de l'Empire ? M. le comte de Sainte-Aulaire n'a-t-il pas été mêlé à toutes les vicissitudes de nos successives révolutions? Ne fallait-il pas, pour le faire connaître, le suivre dans les persécutions de la Terreur, l'École polytechnique , la cour de Napoléon , les préfectures , les succès de la tribune parlementaire, les ambassades de Rome, de Vienne et de Londres ?
Avec moins de variété et de détail, les biographies de Desaix, de Camille Jordan, du général Foy, de M. de Caulaincourty du maréchal Saint-Cyr, de M. de Mont-