‹ Études historiques et exégétiques sur l'Ancien TestamentChapitre 19 sur 75 · XXII PRÉFACE · texte numérisé non relu

XXII PRÉFACE

teur Malan. C’est là qu’il trouva ,la paix“ et l'assurance de son salut*, pour employer deux expressions chères au dernier prédestinatien genevois qui, dans ses ardeurs logiques, trouvait moyen de forcer la note encore plus que Jean Calvin son maître. L’ardent apôtre fut un père pour le jeune Breton : à partir de ce moment il ne cessa d'appeler Eugène le Savoureux son fils en la foi“.

Né à une vie nouvelle, le jeune apprenti sentit s’éveiller en lui le goût de l’étude. Dans le cabinet où le docteur Malan recevait, se trouvait un livre ouvert dont les caractères étranges intriguaient fort le jeune homme. , Que désirez-vous Je

voudrais bien savoir lire dans ce livre“, répondit

faire, lui demanda un jour le pasteur?* —

Le Savoureux. Or le livre en question était une bible hébraïque. Mais l’ardent néophyte avait encore fort à faire pour devenir un hébraïsant: il savait à peine écrire lisiblement; il devait apprendre l'orthographe et le français. Après quelques études préparatoires, Le Savoureux se rendit à Genève pour étudier la théologie à l’école de l’Oratoire récemment fondée. C’est là qu'il se développa dans le cercle du docteur Malan, de sa fille Henriette qui savait apporter dans ses relations avec le jeune Français, dans

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