‹ Études historiques et exégétiques sur l'Ancien TestamentChapitre 20 sur 75 · PRÉFACE XXII · texte numérisé non relu

PRÉFACE XXII

ses conseils, ses exhortations et ses gronderies même, autant de tact que de sollicitude. Il fut bientôt sur le pied de familiarité avec son professeur d’hébreu, Henri de Laharpe; ils vivaient sous le même toit, dans la même pension. Cet homme qui était, ou affectait, nous dit-on, d’être désabusé de tout, écrivait à Le Savoureux, trente ans plus tard : , Vous savez qu'il y a des gens et des choses qu’on oublie ; mais il y en a d’autres qu'on n'oublie jamais. Pour moi vous êtes de ceux-là.“ Mais l'étoile polaire de Le Savoureux à Genève fut toujours le docteur Malan déjà sur l’âge. Fidèle et reconnaissant, Eugène Le Savoureux se faisait toujours remarquer à sa place, au premier rang, dans la charmante chapelle des Eaux-Vives qui était alors loin d’avoir la vogue comme dans les premiers jours de Réveil. C’est en vain que le touriste écossais chercherait parmi les édifices religieux de la Genève d'aujourd'hui, l’église de Malan, toujours plus populaire en Angleterre que dans son propre pays. Le bon docteur a pris soin de la faire démolir, dès qu’il n’a plus pu y prêcher, cette célèbre chapelle du Témoignage, sise au Pré PBéni, afin, — Ô naïve assurance de ces jours de dogmatisme à outrance si loin de nous! — afin qu’elle mourût vierge d'erreur !

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