‹ Études historiques et exégétiques sur l'Ancien TestamentChapitre 27 sur 75 · PRÉFACE XXXIII · texte numérisé non relu

PRÉFACE XXXIII

elle allait le dimanche matin à la messe et l’aprèsmidi elle écoutait avec orgueil son fils ,faire son prône". On sait que sans l'intervention énergique du bouillant Carlstadt, qui était plus qu’un brouillon, — n’en déplaise à tous les moyenneurs, — le luthéranisme, à son début, aurait risqué de faire halte dans ce compromis. La mère de notre ami fut enterrée catholique: ainsi le voulut son fils respectueux de Ia foi d'autrui.

Le Savoureux fut moins heureux dans son ministère à Royan que dans les postes antérieurs. C'était non une église, mais un poste d’évangélisation au milieu d’une population protestante qu'un comité de Grenève s’efforçait de disputer au rationalisme. Un mouvement darbyste, doublé d’un Réveil, ne tarda pas à se déchaîner non à Royan même, mais dans les campagnes, avec toutes les extravagances qu’engendre le dogma- tisme populaire né du biblicisme. Après son départ, les choses allèrent si loin que la police dut s’en mêler. Le Darbysme, qui, aujourd’hui, tend à disparaître pour céder la place à d’autres manifestations du même genre, mais d'espèce différente, était alors en ascendant. Il tirait naïvement toutes les conséquences de l'inspiration plénière admise par le public du Réveil. Chaque ignorant, homme ou femme, se proclamait docteur et

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