XXXVI PRÉFACE
fraternelle, ,qu'il avait été envoyé pour convertir des âmes, non pour écrire des articles. * On lui demanda de remplir un questionnaire imprimé où il devait indiquer en chiffres le nombre des visites par semaine, le nombre des prières, le nombre d’âmes converties, etc., etc. Le Savoureux comprit qu'il n’était pas l’homme d’une pareille entreprise et donna sa démission. La séparation s’accomplit d’ailleurs dans les meilleurs termes.
Il accepta l’appel de la Société évangélique de Paris. Nommé à Paris en 1867, il n’y fut pas plus heureux. On lui reprochait, par ses études sur l'Ancien Testament, de décourager les souscripteurs. Ses articles aussi inquiétaient les ,;amis d'Angleterre“.
Le travail et la réflexion avaient apporté plus d’une modification aux idées théologiques de Le Savoureux. Il se faisait un devoir de dire ce qu’il croyait être la vérité. Évitant avec soin de faire de la théologie en chaire, il s’appliquait d'autant plus dans ses lecons d’instruction religieuse à faire profiter la jeunesse des progrès de la science critique, afin de ne pas imposer à la foi des simples un fardeau que lui-même ne voulait plus porter. C’est dans cette pensée qu'il avait institué, pour les membres adultes de son