‹ Études historiques et exégétiques sur l'Ancien TestamentChapitre 34 sur 75 · PRÉFACE XLI · texte numérisé non relu

PRÉFACE XLI

simple, mais pénétrante, riche d’une longue expérience chrétienne et élargie par un travail de réflexion incessant, fut très goûtée de son nouvel auditoire. C’est pendant son séjour à Nice que l’on offrit à Le Savoureux la chaire d’hébreu à la faculté de Montauban. Mais n'étant pas muni de titres réguliers, il ne crut pas devoir opposer sa candidature à celle de M. Bruston. Des circonstances extérieures l’obligeant à quitter Nice, Le Savoureux, en 1876, ramena dans son pays natal sa chère femme déjà mourante. Ce fut une partie de lui-même qui mourut avec elle. , Cette piété sans hypocrisie“ qu'ilavait partout cherché à développer dans son ministère, elle l'avait eue et pour ainsi dire vécue. Une erande sensibilité de cœur unie à une certaine froideur de tempérament, de l’enthousiasme pour tout ce qui était généreux et en même temps un grand sens pratique, une réserve timide vis-àvis des gens et des choses, mais au milieu des circonstances les plus troublées un optimisme imperturbable, autant de qualités contraires qui se faisaient équilibre en elle et lui rendaient tout naturel l’accomplissement des devoirs les plus pénibles en face desquels on a généralement besoin de prendre de l’élan. Elle avait horreur de la phrase et plus encore du , patois de Canaan‘ ;

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