‹ Études historiques et exégétiques sur l'Ancien TestamentChapitre 4 sur 75 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

la théologie. Nous ne nous arrêterons pas à interroger l’extrême gauche. La débandade est complète, le sauve qui peut général; c’est à qui

se réfugiera, qui dans la politique, qui dans la.

magistrature ou dans l’instruction.

Restent les centres. Le centre droit n’est au fond que l'organe des piétistes raisonnables,

désavouant petto beaucoup d’extravagances,

mais se gardant bien de le dire trop haut, de peur de choquer une infime minorité ardente et bruyante. Eux aussi sont antérieurs à Schleiermacher: ils ne travaillent qu’à la restauration de la théologie du passé, qu'ils comptent mettre au point pour ne pas trop heurter les goûts du jour. Ils jurent à tout propos leurs grands dieux qu'ils ont renoncé à la théorie de l’inspiration plénière, mais ils la pratiquent journellement, dans leurs enseignements, dans leur dogmatique. Ils ont beau s’en défendre : au fond ils croient à une dogmatique inspirée; l’histoire des dogmes n'existe pas pour eux; ils en sont encore à cette notion populaire de la révélation, en vertu de laquelle les faits et gestes, les pensées, les fantaisies et les caprices de tous les hommes dont il est question dans l'Ancien, comme dans le Nouveau Testament, seraient les articles d’un code définitif, autant de paragraphes d’une dog-

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