LIV PRÉFACE
celui, qui a une fois compris que la religion consiste essentiellement en une vie cachée avec Christ en Dieu, abordera avec une entière indépendance d’esprit ces études critiques dont les résultats pourront déranger les croyances qu'il avait acceptées sur l’autorité d’un théologien, mais non obseurcir dans son cœur les vérités dont il à fait l'expérience personnelle. ; L'abandon de la théorie de l'inspiration plénière permet à Eug. le Savoureux de pénétrer, à travers la lettre, jusqu’à l'esprit de l’Écriture, condition indispensable pour arriver à une exégèse impartiale. Il remplissait encore une autre condition, très précieuse pour comprendre la Bible. Son développement théologique s'étant effectué sous l'influence de Néander et de Vinet, hommes fort peu dogmatiques, Le Savoureux était Jui-même très peu porté à la spéculation. IL n’est pas même certain qu'il ait entrevu les graves conséquences théologiques découlant des résultats critiques auxquels notre époque est arrivée. Nous laisserons aux personnes compétentes le soin d'apprécier la traduction qu'il propose du premier mot de la Bible : (D'abord ou première. ment et non au commencement); de l’idée de création absolue (c’est-à-dire d’une chose qui a comméncé, qui a un point de départ avant lequel elle