‹ Études historiques et exégétiques sur l'Ancien TestamentChapitre 47 sur 75 · PRÉFACE LV · texte numérisé non relu

PRÉFACE LV

n'existait pas); et de l’état de la terre au moment de sa création (qui était, selon lui, déserte et nue).

La thèse sur l’origine du mal, d’après l’Ancien Testament, doit nous arrêter plus longtemps.

C’est un bel exemple d’exégèse historique, en dehors de toute préoccupation dogmatique (p. 288), et strictement conforme aux principes de la mé-

thode scientifique.

Ou le mal existe éternellement à côté de Dieu et provient d’un être primitif, méchant dans son essence; ou il provient de Dieu, comme le bien; ou il est sorti de la créature. D’entrée nous devons éliminer la première de ces trois hypothèses ; car, en présence du monothéisme si tranché de l’Ancien Testament, elle ne saurait être prise en considération. Restent les deux autres suppositions : ou le mal procède de Dieu, comme le bien, ou il est sorti de la créature. Il semble que nous ne saurions hésiter à rayer encore la première de ces deux propositions, dont le seul énoncé nous choque profondément.

Mais en ceci nous n’avons à consulter ni nos goûts, ni la dogmatique chrétienne; nous sommes en face d’une question d’exégèse et de théologie biblique. Or il est certain, déclare Le Savoureux (p. 290-292), que l’idée d’un Dieu, source unique du bien et du mal, se rencontre fréquemment

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