PRÉFACE LVII
définitifs, que les derniers résultats, les fruits | les plus beaux de l’œuvre divine.
C’est bien là ce que Le Savoureux, sans être d'ailleurs dogmaticien, est amené à faire. , Il y a eu progrès, dit-il (p. 293), dans la révélation, et le progrès a dû correspondre au degré d'intelligence des hommes auxquels elle s’adressait. C’est ainsi que nous nous expliquons chez les hommes bibliques la simplicité de leurs conceptions au début de leur histoire, et avec le temps, comme nous aurons l’occasion de le constater, la modification que subit dans leur langage l'expression de ces mêmes idées. “
Voilà les vues raisonnables, saines, auxquelles on aboutit, lorsque, rompant décidément avec l’idée d’une Bible-Code, manuel d’une dogmatique éternelle où tout est placé sur le même plan, pour être revêtu de la même valeur absolue et définitive, on voit en elle ce qu’elle a toujours voulu être, l’histoire de la rédemption. C’est alors que l’on arrive à pouvoir être du même coup respectueux et de la Bible et de sa conscience scientifique, en renonçant, une bonne fois pour toutes, aux tours de force de cette servante à tout faire, l'exégèse dogmatique traditionnelle.
Nous renvoyons à la dissertation où l’on trouvera les considérations diverses à l'appui de