LXIV PRÉFACE
sur laquelle repose même une philosophie qui veut être chrétienne, n'apparaît plus que comme un bloc erratique du gnosticisme.
C’est en vain, en tout cas, qu’elle chercherait à s'appuyer sur des textes bibliques. , L'idée que la disposition au mal, qui se révèle dès la
jeunesse (minehourim), est une conséquence de
la chute d'Adam, ne se trouve pas dans l'Ancien Testament“ (p. 347-348).
En face de cette exégèse sobre et rajeunie, on se croirait au printemps d’une dogmatique nouvelle : ils fondent de toutes parts, les glaçons traditionnels qui font de la théologie une espèce de science occulte à l’usage des seuls archéologues initiés à ses mystères; on pressent une conception nouvelle s'adressant au cœur, à la conscience, parce qu’elle fera du péché et du salut des phénomènes éminemment individuels.
.Le Psalmiste (L, 1, voir aussi LVIII, 4) se reconnaît sujet au péché ou peccable dès le sein de sa mère, et nous sommes obligés d'admettre que dans les idées religieuses les plus avancées des Hébreux se trouve celle, que le penchant au péché est naturel à l’homme; nous ne saurions pourtant en conclure le dogme de l’imputation de la faute du premier père, mais seulement que par le fait de notre descendance d'êtres pécheurs,
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