PRÉFACE LXIX
mieux terminer que par une réminiscence — que
nous avons déjà maintes fois servie à nos lecteurs, et dont nous sommes condamné à faire une espèce de liturgie, de Delenda est, puisqu’on se refuse à entendre et à comprendre.
. Aussi, dit Rothe, est-ce une des missions les plus importantes et les plus pressantes de la théologie moderne de faire connaître à l’Église, avec réflexion et prudence, mais en toute droiture et avec une ingénuité pleine de confiance, comment les théologiens ont été amenés consciencieusement à considérer la Bible dans son ensemble et dans ses détails, en mettant à profit toutes les ressources que la science à placées à leur disposition. 1l est impossible, avant tout, il est contraire à l'Évangile que les choses continuent longtemps d'aller comme elles vont. D'un côté nous avons la théologie qui étudie la Bible au point de vue critique et qui, par suite de ce travail, se fortifie toujours plus dans une opinion qui, tout en préservant la dignité du livre, diffère du tout au tout de l’idée traditionnelle ; d’un autre côté, l'Église qui persiste dans l’ancienne manière de voir, dans une parfaite innocence que la théologie ne vient en rien troubler. Cela ne saurait durer, de part et d'autre ; il faut revenir à la vérité et à l'honnêteté; c'est à la théologie de faire le premier pas. Il est de son devoir de faire proclamer, au sein de l’Église, le droit et le devoir de traiter la Bible