‹ Études historiques et exégétiques sur l'Ancien TestamentChapitre 59 sur 75 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

comme elle le fait elle-même, et de familiariser les croyants avec les résultats critiques qui doivent être considérés comme assurés... C’est notre plus stricte devoir de rectifier les idées des non-théolo-

giens qui s’imaginent naïvement qu'il faut être.

incrédule pour ne pas considérer la Bible du même œil que l’ont fait jadis nos pères. Il importe de leur faire comprendre que la critique historique, bien loin d’être une invention de l’incrédulité ou du rationalisme hostile à la révélation divine, est une exigence à laquelle l'Église évangélique ne pourra, sous aucun prétexte, se soustraire en bonne conscience aussi longtemps qu’elle demeurera fidèle à son principe. Bien qu’elle ne mette pas le moins du monde en danger la foi en Jésus-Christ, elle arrive certainement à des résultats divers qui doivent effrayer ceux qui ne connaissent pas d'autre manière de considérer la Bible que celle qu’ils ont apprise de l’ancienne dogmatique. Laisser ignorer aux laïques cet état de la question et les difficultés réelles auxquelles vient se heurter une critique sans préjugé naturel quand il s’agit de l’Ancien T'estament, et même aussi souvent du Nouveau, serait avant tout un manque de droiture et de charité impardonnable, et, de plus, une imprudence manifeste. Voici, en effet, ce qui ne manquerait pas d'arriver. Le nombre de ceux qui ont des doutes à l’endroit de la Bible étant incalculable, une complète défiance finirait par s'établir au sujet de sa crédibilité. On se déciderait à la laisser de

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