PRÉFACE LXXI
côté comme un livre n'offrant nulle part un fondement solide.“
Oui, il est grand temps que les pasteurs se décident à crier sur les toits ce que tout le monde se met à chuchoter autour d'eux, sans qu'ils aient l’air de s’en apercevoir. Le Savoureux, lui, s’est tout naturellement acquitté de ce devoir délicat, en obéissant à son sens droit, sans avoir nul besoin d'y être exhorté par Rothe ni par personne. Remercions sa famille de ne pas avoir laissé oublier les présentes études. Plus tard, dans le vingtième siècle, si nos successeurs ont vraiment une théologie nouvelle dans nos pays français, ce volume assurera à Eug. Le Savoureux une place honorable parmi ces pionniers solitaires, trop souvent méconnus, qui auront servi de chaînon entre la vieille science huguenote du dix-septième siècle et celle des jours nouveaux... qui ont tant de peine à poindre.
J.-F. ASTIÉ.