JUILLET
J'ai eu déjà l'occasion de relever dans YHistoire de la Restauration, par M. de Lamartine, la sagacité incomparable avec laquelle il apprécie les causes de ce grand événement (1) et j'y persiste; personne n'a mieux vengé qu'il ne l'a fait, des calomnies qui ont assiégé son retour, la race auguste qui rendit à la France, en 1814, la paix et la liberté; personne n'a mieux jugé les hommes et les choses à ce début orageux, ni mieux dégagé le vrai du faux sur ce point délicat de notre histoire contemporaine. Mais arrivé au terme de l'ouvrage (2), il m'est impossible de n'être pas frappé de cette disproportion extraordinaire entre les parties principales dont il se compose, les unes qu'une sorte de complaisance de l'auteur a amplifiées au delà de toute mesure, les autres qu'il a écourtées jusqu'à la sécheresse: ici, un vestibule magnifique, sous un portique savamment construit, tout rem-
(1) Voir le premier chapitre de ce volume.
(2) Les 7e et 8e volumes (Paris, 1853).