IV PRÉFACE
Études ressorte seul sur le fond de la situation présente (i).
Maintenant les malheurs de la liberté ne sont plus à prévoir^ ils sont accomplis* Le regard des libéraux n'a plus à chercher dans l'avenir que la renaissance de la liberté. Pour moi, au moment où le délire des illusions échauffait les têtes, je craignais* Aujourd'hui, en face de la défaillance et de la prostration, j'espère. Qu'on me permette^ non d'approfondir, mais d'indiquer à la bâte quelques-unes des raisons de mon espérance.
D'abord n'oublions jamais que la liberté est la condition vitale des principes de 1789, la garantie nécessaire sans laquelle les autres conquêtes de la révolution deviennent bientôt illusoires^ et que tant que la liberté n'aura point été fondée en France, la
(I) Cette considération m'a décidé à placer eu tête de ce volume un article écrit à l'occasion de YHistoire de la Révolution de 1848, par H. de Lamartine, et qui a paru comme la plupart des études réunies id dans la Revue des Deux-Mondes. Il est douloureux, Je le sens plus que jamais, d'avoir été obligé de combattre un bomme du génie de M. de Lamartine. On voudrait, surtout après avoir été enveloppé dans une défaite commune, pouvoir effacer les traces cruelles des anciens dissentiments. Mais le livre de M. de Lamartine subsiste toujours avec ses erreurs et ses injustices, et ceux qui le liront ou qui s'en souviennent encore me pardonneront, je l'espère, de n'avoir point supprimé ma protestation.