‹ Études historiquesChapitre 4 sur 12 · PREFACE. V · texte numérisé non relu

PREFACE. V

révolution ne sera point terminée. L'auleur de la constitution actuelle nous en a fait souvenir : avant de promulguer cette constitution, le président de la République de 1853 n'a-Ul pas annoncé la liberté comme couronnement des institutions nouvelles, le jour où la France serait de nouveau capable de la supporter ?

On peut différer d*avis sur le moment; mon opinion est que la France sera promptement digne de la liberté^ pour la raison fort simple que, même depuis i 848 , elle n'a guère cessé de Têtre. Quand on étudie avec sang-froid ce qui s'est passé depuis cinq années, on est forcé de convenir que le pays a pris une part trèsaciive, très-direcle et très;^large à ce qu'on appelle son salut. La fatalité de la République de 48 fut d'inspirer à la France la terreur d'une révolution sociale ; et tout le mouvement politique des quatre années pendant lesquelles la République a vécu, n'a été qu'une énergique résistance au socialisme. Celte ré* sistance, qui Ta faite ? le pays. Avec quoi ? avec les armes quand l'émiule s'est levée , avcQ la presse, la tribune, Fopinion, les élections libres, quand la lutte est demeurée pacifique. La France a donc repoussé et elle a vaincu durant quiire ans, la révolution sociale,

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