La querelle des antiquaires
Avant d'entrer dans le vif de la question, nous aimons à faire connaître les
résultats des démarches, discussions, fouilles qui ont été opérées jusqu'ici, toujours dans l'espoir d'arriver à une conclusion finale. Nous ne prétendons pas nous-même dire le dernier mot sur cette question remplie de ténèbres.
13e savants archéologues avant nous ont pose quelques jalons qui ont servi à nous guider dans nos recherches ; d'autres viendront ensuite, heureux si nous pouvons leur être utile : c'est là notre unique ambition.
Plusieurs connaissent l'origine de cette célèbre discussion entre MM les abbés Laverdière et Casgrain d'une part, et M. S. Drapeau d'autre part ; on l'a décorée du nom pompeux de querelle des antiquaires. Les deux abbés avaient annoncé un beau matin que, conjointement ils allaient découvrir le tombeau de Champlain. Ils avaient lu Sagard, les Voyage» de Champlain, les Relations et le Journal des Jésuites, compulsé les registres de N. IX de Québec, enfin tout ce qui pouvait servir à les guider dans cette voie
obscure avait été mis à contribution.
À peine un mois était-il révolu, que tontes leurs démarches étaient couronnées de succès ! Cependant le public, plein d@ respect pour les décisions de ces deux Metoriens distingués, crut généralement à l'efficacité de leurs recherches. M.
Drapeau révoqua en doute cette conclusion hâtive, et puis bientôt refusant carrément d'y ajouter foi. il mit, au moyen de brochures, le public en garde contre e® qui lui semblait une erreur d'archéologues. Telle a été l'origine de cette discussion qui avait semblé tourner à l'avantage de MM. Laverdière et Casgrain ; mais nous verrons que M. Drapeau était peutêtre plus près de la vérité. N'importe. la conséquence fut toujours heureuse, puisqu'elle mettait cette question sons un nouveau jour. Ceci avait lieu en 1866 et 1861
Jusqu'à cette époque, l'impression générale était que le corps de Champlain avait été " inhumé dans une chapelle ik qui -paraît avoir été attenante à Notrt-
" Dame de Recourr^nce, et qui était il désignée sous le nom de Chapelle de ;' Chauiplain. "(Ferland, Cours d'histoire •lu Canada, I, 293). Nous avions toujours partagé nous-mêmes Terreur de M.
Ferland, avouent MM. Laverdière et Casgraia ; mais, après avoir examiné de lâoureau les registres de N. D. de Québec, nous sommes arrivés à une conclusion toute différente ; et ils étayent ensuite leurs conclusions sur dei arguments, des; déductions plus ou moins solides. Yoici. eu résumé, ces conclusions.
Ie La Chapelle de Champlain n'était autre que la chapelle de Québec, construite en 1615 parle gouverneur Champlain, et était située au pied de l'escalier qui fait communiquer la côte de la Montagne à la petite rue Champlain.
2* La voûte trouvée précisément au pied de cet escalier, indiquait que c'était bien là que le corps de Chamjllain fut mis en 1636, au-dessous de la chapelle. 3° Des ossements humains découverts par M.
Baldwin, de Boston, surintendant des
travaux de l'aqueduc en 1854, étaient ceux de Champlain et de deux personnage® enterrés à côté de lui. 4° La voûte était bien conservée en 1866, et sur une pierre on voyait les restes d'une inscription, avec lesquels on formait le nom de Samuel de Champlain.
 dire le vrai, il était difficile de ne pas accepter ces conclusions, surtout venant de la part d'hommes versés dans ces sortes de sciences qui demandent de vastes connaissances historiques, un grand fonds de raisonnement, et. une patience de bénédictin. Pour ceux qui connaissaient M. l'abbé Laverdière, ils ne doutaient pas qu'il ne réunît toutes cess qualités. M. l'abbé Casgrain avait alors comme aujourd'hui un grand nom comme historien des communautés religieuses de Québec.
Les choses en restèrent là jusqu'en 18T5 . Vers la fin de cette année-là, M. Casgrain seul, car M. Laverdière n'existait plus, armé d'un document inédit, démontra que ses conclusions de 1866 n'étaient
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peut-être pas absolument justes. Nous pouvons affirmer de suite qu'elles n'étaient certainement pas exactes dan»
leur entier, et c'est ce que nous allons essayer de démontrer. Nous formulerons notre humble opinion quand nous aurons bien fait connaître tout ce qui se rattache aux chapelles ou églises de Québec.
depuis 1615 jusqu'à 164Y.
§ 3. — Chapelle de Québec oit du
À l'arrivée des Pères Eécollets en 1615. Champlain fit construire au pied de la côte de la Basse-Ville, tout près de l'Eglise actuelle de N. D. des Victoires, une petite chapelle, qu'on était convenu d'appeler Chapelle de Québec, ou du Gouverneur. Elle servit d'église paroissiale jusqu'à la prise de Québec par les Kirtk, en 1629, au départ de tous les missionnaires recollets et jésuites le 9 septembre. Il n'y eut plus alors
do prêtres catholiques dans la colonie jusqu'au retour des jésuites en 1682. Il est très-probable qu'à cette date, la Chapelle de Québec avait subi le sort â.n magasin ou de V habitation de la Basse-Ville, incendiée durant le séjour des Anglais à Québec. JLe témoignage du P. Lejeune, un des deux jésuites arrivés cette année-là, est assez explicite : ;- Nous vîmes au bas du fort la pauvre
H habitation de Québec toute brûlée
" en laquelle on ne voit plus que des " murailles de pierre toutes bouleversées." En conséquence, ce Père fut obligé d'aller offrir le Saint-Sacrifice de la messe à la Haute-Ville, dans la maison de la veuve de Louis Hébert.
Dans la Relation de 1686, le même Père écrivait ce qui suit : "Les premiers :* sacrifices de la messe que nous présen- " tâimes en ces contrées furent offerts 6i dans un méchant petit taudis, qui u maintenant nous ferait honte ; nous " nous servîmes par après d'une chambre ; " puis on fit bâtir une chapelle (N. D.
<: de Itecouvrance) ; on a tâché de la " changer en église, l'augmentant de i: moitié environ, et arec tout cela, les "jours de Fêtes, les deux premières <: messes qui se disent à Québec sont si " fréquentées, que cette grande chapelle. l< ou cette petite église, se voit remplie ': usque ad cornu al taris, d'un bout à 11 T autre. "
Ce petit taudis était la chapelle des jésuites au courent de N. D. des Anges, ©t la chambre dont parle le P. Lejeune était dans le fort à la Haute-Ville. Aucune allusion y est faite à la chapelle de Québec.
L'abbé Faillon corrobore le texte de la relation en ces termes : ci Le premier i4 objet de la sollicitude religieuse de " Champlain (en 1633), fut de procurer ;t aux colons un lieu de réunion pour les " exercices du culte public. Les Anglais, A avant le retour des Français, avaient '* brûlé ou détruit la chapelle desservie " autrefois par les Récollets, qui avait " servi d'église paroissiale (Chapelle de. i{ Québec).
Donc, en 1632, il n'y avait plus de chapelle à la Basse-Ville, et ce ne fut que vers la fin de Tannée suivante, 1633, après le retour de Champlain, que celui-ci s'occupa de bâtir une église pour le culte. " En i4 attendant qu'on en construisit une " nouvelle, dit Faillon, on dressa un
" autel dans le fort C'était là que
M les PP. jésuites allaient administrer i( les sacrements, quoique, dans leur ■ ■ maison de Saint-Charles, ils eusseni '■ une petite chapelle, dédiée sous le
i; titre de Notre-Dame des Anges
11 Champlain, quelques jours après son " arrivée, s'y rendit pour assister à la
iC sainte messe.,.. Mais, avant la fin
i4 de cette année, il exécuta un pieux " dessein qu'il méditait depuis longtemps
" Après la prise du pays par les
" Anglais, il avait fait vœu de bâtir à " Québec une chapelle en l'honneur de " Marie, si les Français rentraient an " possession du Canada, et de la désigner u pour cela sous le titre de Notre-Dame n de la Recouvrance. " 1*
Cette chapelle de Québec a dû être rebâtie quelques années plus tard, puisque l'acte de sépulture d'un M. Grand mentionne que ce dernier mourut " en " la chambre qui est sous la sacristie et " chapelle du dit Québec." Il est probable qu'elle fat reconstruite après l'incendie de Notre-Dame de Itecouvrance en 1640.
vu qu'il n'existait plus d' église ni à la Haute ni à la Basse-ville, si ce n'est peut-être la Chapelle de Champlain, qui fut reconstruite dans ce même temps-là.
comme nous le verrons plus loin.
§ 4. — Chapelle de Notre Dame de Recouvrance.
Cette chapelle fut érigée vers la fin de Tannée 1683, sur la montagne, près du Fort Saint-Louis. Elle servit d'église paroissiale jusqu'à l'incendie du 15 juin 1640. La Relation de 1640, rapporte ce désastre dans les termes suivants : " Le *! feu se mit en notre maison de Québec.
t! qu'il a réduite on poudre, et lia Cha- - pelle de Monsieur le Gouverneîtr^ et '-'- l'église' publique : tout a été consumé. " Cela se fit si soudainement, qu'eu " moins de deux ou trois heures on ne 11 vit de tous ces bâtiments... qu'un pou " de cendres et quelques pans de mu- •; railles qui sont restés pour publier
" cette désolation Le vent assez
fi violent, la sécheresse extrême, le " bois onctueux du sapin, dont ces u édifices étaient construits, allumèrent " un feu si prompt et si violent, qu'on •: ne put quasi rien sauver, toute la i: vaisselle et les cloches et calices se
" fondirent il fallut aller prendre
" logis à la salle des pauvres, jusques à ''- ce que Monsieur le G-ouverneur (Mont- ;i magny) nous prêtât une maison, dans " laquelle étant logés, il fallut changer t; cette salle des malades en une église. " Yoilà une perte dont nous nous ressen- " tirons longtemps."
Plusieurs historiens ont placé à tort N. D. de Recouvrance dans le voisinage
de la cathédrale anglicane, près de la Place d'Armes. Leur erreur est rendue plus évidente aujourd'hui, par le fait que feu M. Laverdière a trouvé sous terre une partie des fondations ou du solage de cette chapelle. Il a pu retracer deux longs pans, ceux du nord et de Test, dans la cour du presbytère de la Haute- Yille. Les murailles du rond-point de la basilique l'ont empêché de pousser au-delà ses travaux d'excavation. " Celui •• des longs pans, dit-il, dont il y a neuf " pieds de découverts, traverse le rond- " point de la basilique, vers le côté de " l'évangile ; l'autre, supposé que la " chapelle eut une trentaine de pieds de " large, doit tomber à peu près sur la lî diagonale de la sacristie."
Notre-Dame de Recouvraîice n'était pas orientée dans le même sens que la basilique ; elle courait à peu près parallèlement à la rue Buade, qui alors allait nord-ouest et sud-est, c'est-à-dire, dans une direction assez semblable à celle de la rue de la Fabrique. Le portail.
d'après toute probabilité, était tourné vers la rue élu Fort qui conduisait au fort Saint-Louis. En conséquence, le chœur de N. D. de Becouvrance devait coïncider presque complètement avec celui de la basilique. Et Champlain.
eut-il été enterré dans le chœur NV D. de Eecouvrance, devrait être retrouvé dans le chœur de la basilique de Notre-Dame de Québec. Cette curieuse coïncidence de lieux nous met en mémoire une découverte assez étrange, faite en 18*7f »' lors des travaux d'excavation pratiqués dans les, voûtes de l'église. C'est M.
l'abbé George Côté qui rapporte ce fait ; nous lui laissons la parole : " À deux u pas en avant de la tombe de Mgr u Hubert, et le long de l'ancienne masse ;; d'autel, ou à peu près, fut trouvé un " corps dont les ossements étaient parafai tentent intacts. La tête, au lieu de " regarder la nef, comme c'est l'usag^e " pour ceux que l'on enterre dans le " sanctuaire, regardait au contraire le ,; fond du chœur. Ces restes, malgré la
;i place distinguée qu'ils occupaient, ne ;i peuvent pas être ceux d'un évêque:
11 puisque tous les corps des évoques ont " été personnellement identifiés. Ce ne 11 peut guère être non plus un prêtre " inhumé depuis la reconstruction de la ;i cathédrale ; à moins que, ne tenant 11 point compte de l'orientation inusitée " donnée au cercueil, on ne suppose que " ce soit Messire Eustaehe Chartier de " Lotbinière, doyen du chapitre, qui fut 44 inhumé le 15 février 1749, moins de " cinq mois après la première translation 11 de Mgr de Laval, et que le second acte
• de sa sépulture mentionne comme i: ayant été déposé dans le sanctuaire. " Si cette hypothèse manquait de proba- " bilité,il resterait encore une alternative : ,c celle de penser que ce pourrait être là " un corps qui aurait été enterré autrefois 11 dans la chapelle de Notre-Dame de " Recouvrance dont les études du regretté
• M. Laverdière ont fixé remplacement 4i à peu près en cet endroit."
D'après des renseignement obtenus,
\e corps était plus profondément situé que celui de Mgr Hubert, il n'y avait ni cercueil, ni débris de vêtements qui aient permis de prononcer un jugement quelconque sur l'ancienneté et la qualité de ce personnage. Le squelette cependant était complet, et les os parfaitement conservés. Si on s'en rapporte à la direction du corps, on pourrait en inférer qu'il avait dû être enterré dans Notre- Dame de Eecouvrance. La direction de celle-ci formait un angle très ouvert avec l'église paroissiale actuelle, et ce fait seul peut nous faire croire à une inlium ation de date plus ancienne que celle du Doyen du Chapitre. En reportant ces restes à l'époque de N. B. de Eecouvrance, il faudrait les attribuer au P. Eaymbauït qui, enfermé dans le sépulcre particulier de Champlain, a pu être transféré dam les voûtes de la nouvelle église paroissiale terminée en 1651, en même temps que le corps de Champlain était transporté dans la nef de la même église.
\v 5. — -Chapelle du Gouverneur ou de Champlain.
Qu'était cette chapelle dont parle le P. B. Vimont dans la Relation de 1640 ? page 50 : " Le feu se mit en notre maison i; de Kébec, qu'il a réduite en poudre, et " la Chapelle de Monsieur le Gouverneur •'- et l'église publique." Je dis que c'était la Chapelle de Champlain. Sans doute c'était une construction modeste, peu spacieuse, mais enfin assez apparente pour mériter le nom de chapelle. M. de Montmagny dont le zèle religieux et le respect pour tout ce qui regardait le culte catholique est connu, devait tenir à honneur de conserver pour les générations futures les cendres du premier gouverneur en môme temps q\ie du fondateur de Québec. Il serait peu raisonnable et même injuste de croire quïl ne remplit pas oe devoir de piété envers celui que ton s les habitants, laïcs comme religieux regardaient comme un saint. " Et à sa " mort, dit le P. Lejeunedansla Relation
M de 1689, p. 50, on lui lit un convoi fort •c honorable, tant de la part du peuple, " que des Soldats, des Capitaines et des
i; gens de l'Eglise Ceux qu'il a
" laissés après lui ont occasion de se *; louer, que s'il est mort hors de France, " son nom n'en sera pas moins glorieux y à la Postérité."
Le nom de Chapelle du Gouverneur que lui donne la Relation prouve, ou qu'elle était dédiée à la mémoire de Champlain, ou qu'elle avait été construite par M. de Montmagny. Cette dernière hypothèse même confirme notre assertion ; car, pourquoi cet illustre Chevalier eût-il fait élever cette chapelle dans le voisinage immédiat de Notre-Dame de Recouvrance, sinon pour l'employer à une fin particulière ? Lui-même ne pouvait pas se donner ce luxe d'une chapelle privée, quand l'église paroissiale était si pauvre, et que les habitants de Québec n'avaient pas les ressources sufiisantes pour l'agrandir. Si cette chapelle n'eut été qu'attenante, à N. D. de Reeou-
vrance. l'écrivain de la Relation n'en aurait pas fait nue mention spéciale.
Cette chapelle avait donc son importance, puisqu'il la désigne tout particulièrement et la distingue de l'église paroissiale.
Quand et par qui fut construite lu chapelle du Gouverneur ou de Cliamplain ? Ce ne fut pas par Champlain : car, connaissant la précision et l'exactitude qui font le fond de ses écrits, il n'eut pas omis de mentionner cette chapelle. Son humilité, qui était peutêtre la vertu qu'il affectionnait davantage, sopposait à ce qu'il fit ériger de son virant une chapelle à lui dédiée. Supposant même qu'elle fût son œuvre, il l'eut dotée avant de mourir, comme il le lit à l'égard de N. D. de Kecouvranec À celle-ci, il légua ;; tout le mobilier •: qu'il avait à Québec, ainsi que 8,000 " livres placées dans les fonds de la Com- *c pagnie générale de la Nouvelle-France, " dont il faisait lui-même partie ; en " outre 900 livres placées dans une Corn- " pagnie particulière ; et, enfin 400 •; livres, etc., etc." Rien pour la chapelle
de Québec, rien pour la chapelle du Gouverneur ; ces deux édifices n'existaient donc pas en 1635.
Nous ayons vu que M. de Montmagny, après la mort de son prédécesseur, fit ériger cette chapelle ; inutile de revenir là-dessus.
§ 6. — Où fut enterré Champlain ?
Il fat probablement inhumé dans les voûtes de Notre Dame de Reeouvrance.
Il convenait que le corps de Champlain fut déposé ailleurs que dans le cimetière de la Montagne ; conformément à l'usage suivi alors, les hommes de marque avaient l'honneur d'une sépulture à part. Ainsi, le P. Kaymbault fut inhumé dans le sépulchre particulier de Champlain.
Si on considère la date de L'inhumation de Champlain, on peut raisonnablement conjecturer que Notre-Dame de Eecouvrance reçut sa dépouille mortelle ; la rigueur d'un froid de décembre ne permit
pas de construire ce sépu/chrs dont il est question dans le récit du P. Lejeune.
Mais, le repos que Ohamplain avait trouvé sous le sanctuaire béni de Notre- Dame de Recouvrance ne fut pas de longue durée. Dans le cours de l'été suivant, M. de Montmagny dut faire élever une chapelle spéciale, et y transporter le cercueil qui renfermait l'illustre défunt. Le simple raisonnement nous fera de suite comprendre, que dans cette circonstance solennelle, M. le Gouverneur prit toutes les précautions dont on entoure ordinairement la deraière demeure d'un personnage de grande distinction. En effet, il construisit dans cette chapelle une voûte ou sépulchre en maçonnerie, afin que ce monument précieux fût à l'abri des intempéries et qu'il servît à indiquer surtout, que dans cette Chapelle dormait du sommeil du juste le premier Gouverneur de Québec.
Il était entré dans l'intention du fondateur de cette chapelle, d'en faire le séjour mortuaire de tous ceux qui se