‹ Etudes historiques sur l'aliénation mentale dans l'AntiquitéChapitre 19 sur 57 · VIII · texte numérisé non relu

VIII

Cælius Aurelianus s’est assez longuement étendu sur l’hydrophobie, dont le nom jusqu’ici n’a été prononcé qu’incidemment dans ce travail. En quoi consiste-t-elle et quel droit a-t-elle défigurer à côté des névroses de l’intelligence? Cette maladie, de nature spéciale, a été connue dès la plus haute antiquité, puisque Homère y fait allusion dans VIliade (2). Elle était fréquente, à ce qu’il paraît, dans l’île de Crète et sur les côtes de Carie, dans l’Asie Mineure. Cælius Aurelianus

(1) Bmioth, méd., t. XL.

(2) Teucer appeUe Hector chien enragé : «uv« Xuocr^Tvipa. (Iliade, liv. VIII,

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ne l’assimile à la phrénitis, à la manie et à la mélancolie, qu’à cause du délire qui, souvent, en complique les symptômes. De même que ces affections, l’hydrophobie était pour lui une maladie du corps, mais occupant, d’après son langage, la qualité de l’âme (1). C’était une espèce de délire toxique. Asclépiade en plaçait le siège dans les membranes du cerveau, comme il le faisait pour toutes les aliénations mentales. — D’autres, au contraire, localisaient l’bydropbobie dans Testomac, dans le cœur ou le diaphragme, etc., etc.

Déjà, à cette époque, la rage avait reçu différents noms ; hydrophobie^ hygrophohie^ phobodipson. Polybe, gendre d’Hippocrate, l’appelait pheugydron, Andréas, cxjnolysson. Enfin, Cælius Aurelianus propose de la désigner sous la dénomination latine

Selon Plutarque, la rage n’aurait commencé à se manifester chez l’homme que du temps d’Asclépiade, opinion contraire à celle de notre auteur. Celse, à qui l’on en doit une description pleine de précision et d’élégance, ne s’explique pas sur ce point (2).

Quant à l’origine, dans l’espèce humaine, de cette névrose, presque toujours mortelle, Cælius Aurelianus l’attribue à la morsure d’un chien enragé, ou encore, suivant d’autres médecins, à celle d’un loup, d’un ours, d’un léopard, d’un cheval ou d’un âne. Mais, s’il est admis aujourd’hui que tous les animaux appartenant aux genres cards et felis, sont sujets à la rage spontanée, l’accord n’est pas le même à l’égard des autres animaux, qu’on regarde comme primitivement à l’abri de cette affection. Au. point de vue de la transmission, Cælius Aurelianus incline, d’ailleurs, à croire, comme Arétée, que l’air

(1) « Animæ occupet qualitatem tanquam ia furiosis vel melancolicis. » Page 224.

(2) Liv. V.

exhalé de la gueule d’un chien enragé suffit, sans lésion de la peau, pour déterminer l’infection. Un petit chien l’aurait comrauniquée à sa maîtresse, en lui léchant la figure. En outre, ajoute-t-il (et ici nous voyons, pour la première fois, surgir une opinion qui ralliera plus tard un certain nombre de partisans), il est possible que la rage naisse spontanément dans le corps et s’y développe, en quelque sorte, sous l’influence d’un poison (1).

La durée, plus ou moins longue, de l’incubation n’avait point échappé à Cælius Aurelianus. Il savait qu’en moyenne elle était de quarante jours et il en limitait le terme extrême à une année.

Mais comment l’intelligence se trouve-t-elle lésée dans la rage? Est-ce une maladie du corps ou une maladie de l’esprit? Utrumne animœ an corporis passio sit hydrophobia? Les opinions étaient divisées. Le désir, disaient les uns, est un attribut de l’âme et non du corps ; c’est par suite d’un état de l’âme et non des nerfs et des artères qu’on poursuit avec tant d’opiniâtreté la fortune et qu’on recherche les honneurs. L’hydrophobie, qui consiste dans un désir des boissons en même temps que dans l’horreur de l’eau, est donc une maladie de l’âme. Le désir et la crainte ne sont-ils pas des affections de l’âme, aussi bien que la tristesse et la colère?

A cela, Cælius Aurelianus répond que, la soif comme la faim exprimant un besoin physique, la crainte, dans l’hydrophobie, se lie sympathiquement à une souffrance corporelle et, partant^ que l’hydrophobie est notoirement une maladie du corps, ayant pour antécédent une cause physique et non morale, la morsure d’un chien enragé.

(1) « Est præterea possibile, sine manifesta causa banc passionem corporibus » innasci, cum talis fuerit strictio sponte generata, qualis a veneno. » Page 219.

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Revenant sur les troubles intellectuels, il poursuit en disant que les visions, visa, en grec ^mzctaiuLTa, ne peuvent provenir que de la tête malade, parce que dans la tête seule résidentles sens et leurs conduits {sensuales vice), allant de là au cœur, c^est-à-dire, selon les stoïciens, au siège de Tâme. Ces connaissances lui paraissent, du reste, inutiles au médecin, à qui il suffît de savoir que la tête souffre, quand l’esprit est aliéné.

§ix.

Nous ne mentionnerons ici l’épilepsie que pour dire que Cælius Aurelianus, lui aussi, regardait cette affection comme une cause d’aliénation mentale. Il la distinguait chez les femmes de l’hystérie, en ce que, à la fîn de l’accès, les hystériques n’ont pas d’écume à la bouche. Ce signe pour lui était différentiel.

La description qu’il donne du mal caduc est très-circonstanciée. Mais il a surtout insisté sur le traitement, en soumettant toutes les médications à une judicieuse analyse critique. Un moyen indiqué par quelques médecins, et que nous ne sachions pas avoir été encore appliqué en France, est la castration. L’employait-on, autrefois, ou l’avait-on seulement proposé? Toujours est-il qu’à bon droit, Cælius Aurelianus le repousse formellement. Sa phrase ressemble à un aphorisme : Eu7iîichismus vires amputai, non epilepsiam solvit (1).

Sauf de rares exceptions, l’exemple du médecin numide a été imité par les auteurs. Tous ont proscrit avec force cette mutilation dégradante qui, ainsi que le constate M. Delasiauve, suscite de réels dangers pour un résultat plus qu’incertain (2).

(1) Page 318.

(2) Traité de l'épilepsie, p. 429.

Afin de mettre quelque ordre dans l’exposé du traitement selon les méthodistes, examinons les préceptes mis en pratique par Cælius Aureliainus chez les aliénés.

La première question qui se présente, dit Esquirol, est celle de l’isolement. Que conseille Cælius Aurelianus? La même chose précisément que le médecin français et tous les médecins expérimentés. Avant tout, il veut « qu’on place le malade dans un endroit médiocrement éclairé, où règne une douce température, éloigné de tout bruit, dépourvu de peintures murales et ayant des fenêtres élevées, plutôt à un rez-de-chaussée qu’à un étage supérieur, et cela, en prévision des chutes », dont les exemples n’étaient sans doute pas plus rares autrefois que de nos jours dans l’aliénation mentale.

Ces recommandations avaient pour but aussi d’éviter, autant que possible, aux aliénés les illusions de la vue et de l’ouïe, si fréquentes chez eux, surtout lorsqu’il y a une légère congestion cérébrale. Les maniaques, mais principalement les phrénétiquesetles alcoolisés, sont, en effet, facilement impressionnés par les objets extérieurs. L’isolement, en diminuant le nombre des sensations, agit d’une manière indirecte sur le cerveau, qu’il soumet, pour ainsi dire, à un repos forcé.

Ce point essentiel rempli, « s’il y avait perte de la raison, on interdisait, en outre, les allées et venues dans la chambre des aliénés, soustraits ainsi aux principales causes de leurs erreurs » ..De là encore, cette autre recommandation « que les murs de leur appariement fussent tout unis, de même que leurs couvertures et autres objets de literie, l’éclat des couleurs les frappant péniblement ».

Alors, comme aujourd’hui, l’expérience des aliénés guidait

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le médecin dans l’application des agents thérapeutiques.

« Pour apaiser la fureur, il est parfois nécessaire de paraître céder à la volonté des malades. » Aussi, les gardiens, véritables instruments de traitement entre des mains habiles, étaient-ils d’avance soigneusement façonnés à leur tâche. On attendait beaucoup d’eux. « Ils devront, dit Cælius Aurelianus, user d’habileté et de prudence, en entrant dans les idées des malades, comme s’ils y ajoutaient foi, afin de pouvoir, semblant acquiescer aux unes, combattre les autres avec plus d’efficacité. On évite, par là, de les irriter, ce qui aurait lieu, inévitablement, si l’on n’avait que des contradictions à opposer à leurs chimères. »

Cælius Aurelianus attachait tant d’importance à l’exécution de ces conseils qu’il y est revenu en plusieurs endroits. Bienveillants, dociles, honnêtes, telles sont les garanties qu’on exigeait des gardiens. Trop heureux quand on les rencontre!

La sollicitude dont on entourait les aliénés perce, d’ailleurs, à chaque page, dans l’auteur latin. Comment les coucher? « Le lit, répohd-il, doit avoir la tête tournée contre la porte, de façon que la vue des personnes qui entrent et la diversité de leurs physionomies ne puissent accroître leur excitation. Au besoin, il sera solidement fixé. Sans cela, les maniaques et les phrénétiques, dans les -écarts et les mouvements qu’ils font pour briser leurs liens, seraient exposés à le renverser. Sa position, enfin, sera telle que la lumière ne tombe pas directement sur les yeux des malades. »

Ces précautions étaient grandes; rien de plus sage à notre avis. Cælius Aurelianus semble même n’avoir eu recours qu’à contre-cœur aux moyens coercitifs, tant, il s’évertue à les éloigner et à en adoucir l’emploi. Si les malades, en proie à un délire furieux, cherchent à s’élancer de leur lit, il juge d’abord prudent de mettre auprès d’eux plusieurs gardiens.

Cependant, à défaut de gardiens qui les maîtrisent, ou si la vue de ces derniers leur est désagréable, son opinion est qu’on se décide à user des liens, mais avec le soin de recouvrir de laine ou d’autres tissus mous les parties sur lesquelles doit porter la constrictiôn. Autrement, en voulant faire du bien, on pourrait, dit-il, faire du mal.

Mais comment réduire un aliéné à l’impuissance de nuire? On réunissait plusieurs gardiens <.< qui s’emparaient de lui, en l’abordant, pour ne pas lui inspirer de méfiance, comme s’ils voulaient le frictionner. » Ainsi, c’était après avoir fait l’essai de divers moyens et en avoir constaté l’insuccès que l’on prenait enfin le parti de recourir à la contrainte, à ce qu’on appelait ligatio.

Pénétrant plus avant dans le traitement moral, Cælius Aurelianus fait cette ingénieuse réflexion que ne désavouerait pas la science moderne : « Les aliénés ont-ils conçu de la crainte ou du respect pour quelqu’un, que les entrevues avec cette personne soient rares; des visites trop rapprochées leur feraient mépriser ses conseils. » Pourtant, reprend-iï, « si les circonstances le demandent impérieusement, les soins prodigués ayant échoué, on essayera avantageusement *d’une rencontre, dans l’espoir de les dominer par ces deux sentiments, la crainte et le respect (1). » Une visite inattendue, une émotion vive, peuvent, en effet, être efficaces. La remarque suivante n’est qu’un corollaire de celles qui précèdent : « Si les fous ont pris un des leurs en aversion, on interdira à celui-ci l’entrée de leur logement, sa vue seule étant capable de les exciter. »

Il y avait donc des parents, des amis, qui ne devaient pas

(1) Pour rendre durables et solides les effets de la crainte, ce sentiment doit s’allier avec celui de l’estime, à mesure que la raison reprend ses droits. (Pinel, 315.)

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voiries malades. C’est que déjà on avait compris la nécessité d’éviter certaines influences ou de rompre certaines associations d’idées funestes.

Ces principes généraux sont communs à la manie et à la phrénitis. Voici qui s’applique en particulier à la manie. L’affection persiste-t elle ? « Il importe d’avoir égard aux formes du à&Wve'.atte'ndendœspeciesalienationis. » Combattre des conceptions erronées par des idées d’une autre nature, opposer des sentiments contraires à d’autres sentiments, telle est, sauf les exceptions déjà énoncées, la règle fondamentale de l’auteur.

Quels moyens, dans ce cas, convient-il de mettre en pratique ? Ce sont, concurremment avec le traitement physique, dont nous parlerons bientôt, la lecture à haute voix, la conversation, les spectacles, la composition, les discussions philosophiques, les jeux, les voyages.

La lecture à haute voix, àvaMwvvjstî, préconisée antérieurement par Celse, constituait un exercice à la fois moral et hygiénique. L’application en était soumise à une savante graduation. Ainsi, on commençait par des vers épiques-, on passait ensuite aux ïambes-, puis, à l’élégie; les vers lyriques arrivaient les derniers. La récitation par cœur semblait préférable à la simple lecture. Se tenant d’abord dans les notes les plus basses, on montait progressivement aux plus élevées pour redescendre au point de départ. La durée se mesurait aux forces du sujet. Les mêmes principes présidaient aux discours lus ou improvisés. :

Cælius Aurelianus, voulant stimuler l’esprit, conseillait pour la lecture à haute voix de choisir à dessein un texte altéré, sujet naturel de questions réitérées, soit pour rectifier- les erreurs commises, ou élucider une difficulté quelconque. Une lecture facile terminait cette gymnastique intellectuelle. Des

PÉRIODE GRÉCO-ROMAliSE.

bornes s’imposaient ainsi aux efforts des aliénés : Hæc enirn si supra vires fuerint non minus afficiunt quam corporis immodicœ gestationes.

Après l’exercice de la voix et la lecture, faite dans les conditions sus-indiquées, les méthodistes recommandaient les spectacles, qu’ils appropriaient à la nature des cas et à la période actuelle de la maladie. Selon que les patients étaient livrés à un profond accablement ou que leur délire affectait une forme gaie et expansive, on accordait la préférence, soit à la^ comédie, soit aux représentations tragiques : Oportet enim contrarietate quadam alienationis corrigere qualitatem quo animi quoque habitus sanitatis mediocritatem agnoscat.

Du reste, à mesure que la raison revenait, on entremêlait, on variait les différents modes. Un aliéné avait-il composé un discours? Il le lisait, d’après les règles prescrites, devant un auditoire réuni exprès pour l’entendre, l’encourager et l’applaudir.

Mais, chez les Romains, pas plus que chez nous, et bien moins encore, l’instruction n’était générale. La plèbe ne savait pas lire. On entretenait les esclaves dans l’ignorance. Toutes les intelligences n’étaient pas aptes, d’ailleurs, aux exercices dont nous parlons. D’autres procédés durent être imaginés, en vue des classes inférieures. — « Quant à ceux qui sont illettrés, on ne devra leur adresser que des questions sur leur état. On par-' lera au paysan d’agriculture, au marin de navigation, et, s’il y a défaut absolu de connaissances, .on se bornera à des interrogations sur les choses les plus vulgaires, ou au jeu des calculs (1). » Un homme expérimenté, observe Cælius Aurelianus, trouve toujours quelque ressoui'ce pour occuper et distraire ses malades.

(1) Calculorum ludtis, espèce de jeu d’échecs. (Voyez Forcellini.)

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Approchait-on de la convalescence, le traitement revêtait une autre forme. La sensibilité devenue moins vive, un changement de milieu pouvait alors être favorable. On menait ceux des aliénés qui le désiraient aux leçons des philosophes « dont les enseignements sont de nature à dissiper la crainte, la tristesse, la colère, profit non médiocre pour le corps ». Les anciens, on le voit, avaient apprécié l’influence du moral sur le physique.

Le texte porte à supposer que, jusqu’à ce moment d’épreuve, on maintenait les aliénés dans un état d’isolement relatif. L’essai ayant réussi, on entreprenait quelque voyage, sur terre ou sur mer. Une station aux eaux thermales était regardée aussi comme une heureuse transition entre la maladie et le retour à la vie commune.

Les voyages, aux époques anciennes, avaient presque toujours pour but le séjour dans des lieux réputés pour la cure de la folie. Ces refuges hospitaliers étaient ordinairement des temples ou des hôtelleries voisines. Vitruve, dans un passage, nous apprend comment on choisissait l’emplacement de ces pieux édifices. « La bienséance que requiert, dit-il, là nature de ces établissements, consiste à choisir, pour leur emplacement, les endroits où l’air est le plus salubre et l’eau des sources la plus saine. Cette précaution est particulièrement nécessaire pour les temples qu’on bâtit à Esculape, à la déesse Santé et aux autres divinités par qui l’on croit généralement que s’opèrent les guérisons. Car le changement d’un air malsain en un air salubre et l’usage de meilleures eaux devant amener des résultats plus promptement favorables, cela augmentera beaucoup la dévotion du peuple, qui attribuera à ces divinités des guérisons dues à la nature salutaire du lieu (1). »

(1) Vitruve, p. 20. Édit. Hisard.

La convalescence, et à bon droit, avait grandement préoccupé les anciens. Elle crée, en effet, une situation des plug délicates. Que de dangers ne courent pas les malades en reprenant trop vite leurs habitudes ! La tristesse fournissait un critérium significatif : erit conjiciendum ex mœstitudine quantum permaneatpcissionis, quanquam soluta videatur{\). a II y a beaucoup d’aliénés, dit Cælius Aurelianus, qui, jusqu’à l’achèvement de la guérison, conservent de la tristesse, de l’irritabilité, du désordre même dans la pensée. C’est pourquoi il est nécessaire, quand la folie est turbulente et expansive, de tempérer l’excitation par des paroles onctueuses et graves. On parvient de la sorte à réprimer les écarts d’une imagination exaltée. La tristesse et l’emportement prédominent-ils? De douces consolations, des propos spirituels et gais relèveront le courage abattu. L’ennui et le chagrin suffisent, non-seulement dans la folie, mais dans d’autres affections, pour provoquer une rechute. Si, en santé, des peines cuisantes dérangent l’équilibre des fonctions, à plus forte raison doit-on, sous leur empire, s’attendre, lorsque le rétablissement est incomplet, à voir surgir de nouveaux paroxysmes, et, si un tel langage est permis, des chocs ébranler, derechef, le corps et l’âme dans leur union : cum animœ qualitas sua, ut ita dixerim, cubilia quadam nova vulneratione affecerit (2), »

Pour un barbare de l’Afrique (ainsi on a nommé Cælius Aurelianus), ces considérations, il faut l’avouer, ne manquent ni de justesse ni d’élévation.

Mais, avant de se constituer, la thérapeutique mentale avait subi des oscillations. Même parmi les méthodistes, le^ opinions n’étaient pas unanimes. Quels essais n’avaient pas été tentés depuis Asclépiade, et que n’avait pas imaginé lui-même l’illustre

(1) Page 335.

(2) Page 39.

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