Longo, p
3. Théophile (4, 7, 5) commence par expliquer que. l'action de peculio peut remplacer les autres (ce que disait déjà Gaius, 4,74-74a, sans s'expliquer) ; la raison est la suivante : -ysv.y.r) yàp oùaa rj de peculio àvxl -«tjwv Sûvaxat zivEÎaOar iy.zivai. [j.àv yàp tor/.ai, autr) oà yevixt^' Èot-v {cum enim (jeneralis sit <; actio > de peculio, vice omnium exerceri potest ; illac enim spéciales sunt, ipsn generalis) (éd. Ferrini, p. 448, 11. 25-27) ; puis plus loin il déclare à deux reprises que l'action de -peculio fonctionne à la fois comme espèce et comme genre ("/ai w; £'-oo; /.ai w; ysvo; x-tvEtTat) (éd. Ferrini, p. 449, 11. 8-9 et 12-13). Cette dernière phrase se relrouve mot pour mot dans Stéphane à propos de la cowd/ctio (swprà, n. 1).
et plus souple ait facilité lY-closion de la théorie comme elle l'avait fait pour le concept de la nuinra actionis, elle ne suffît pas complètement à justifier les singularités d<'S actions « générales »*.
On est amené plutôt, avec les auteurs qui ont déjà touché à la matière-, à découvrir ici une construction doctrinale proprement byzantine. D'abord, autant que nous pouvons connaître le droit de l'Occident sur les actions vers le temps de Justinien, — spécialement par le témoignage malheureusement incomplet de Y hiterpretatio Gai d'Autun, — rien ne nous y apparaît qu'on puisse comparer à cette construction. Surtout, la raison décisive de la rattacher à une origine orientale, c'est que nous surprenons là une manifestation des plus nettes non seulement de l'esprit classificateur et généralisateur des (jrecs, mais plus précisément de la doctrine qui régnait dans la philosophie grecque depuis le m" siècle. Assurément le point de départ des juristes de l'Orient leur avait bien été fourni par les notions romaines de la condictio ou de l'action praescriptis verbis, et même de la heredi. tatis pelitio, qu'ils voyaient dans les textes classiques accordées pour des causes diverses, à la dilférence desautres actions qui, toutes, étaient spéciales. Mais l'idée d'en faire des -(vnv.x'. x-(ui-(ai, — qui n'était jamais venue aux Romains, — ne peut leur avoir été inspirée que par la philosophie, spécialement par la philosophie aristotélicienne élargie au uf siècle dans l'œuvre de Porphyre, et par la philosophie plotinienne.
Des cinq catégories d'Aristote qui représentent les points de vue généraux sous lesquels toutes choses apparaissent et sont pensées, le yÉv;; occupe le premier rang. Il a joué un rôle considérable dans l'histoire de la philosophie.
1. Notre pensée sera expusée plus complètement dans les pages du tome II consacrées à la forme de l'action.