Guq, t. II, p. 837, n
2. Accarias, t. II, p. 615, n. 3, et M. Lenel [Ed. po'p., p. 128, n. 2; t. I, p. 149, n. 1) rapportent également le § 2à des recepta.
3. Le § 2 porte expressément « quae argcnti distravtores îndefense
constituèrent ».
LE « RECEPTUM ARGENTARII ». 275
dehors d'un embarras de langue comme en dehors de la désuétude.
Notre idée personnelle, c'est que, seule, la non-adaptation à l'Orient du receplnm argmiarii des Romains peut fournir l'explication désirable. Mais , pour préparer les arguments à l'appui de cette explication et pour serrer de plus près le problème, il importe au plus haut point d'être fixé sur la terminologie grecque en la matière.
M. Cuq n'est pas seul à alléguer que les Grecs n'avaient pas de mot j)Our traduire recipere et qu'ils ont appliqué le même term(\ àvT'.stôvY;^'.;, à la fois au receptiim et au constitut'. Le contraire peut être démontré, et il résultera de cette démonstration que le mot iv-r'.scôvY;?'.; a toujours été réservé au constitut.
Sur le reçe/>/2^m d'abord, M. J. Partsch a récemment établi, en émettant l'hypothèse d'une dérivation grecque pour les trois receptà des Romains ^ que le mot recipere, dans son double sens de « recevoir » et de « garantir », était le pendant parfait des termes grecs Trxziy^z^xK et èvvjS^Oa',, qui sont employés couramment dans les contrats de cautionnement grec ^ de même que l'expression cicéronienne spondeo, in me recipio trouve son modèle dans les expressions àyvjwjj.sO', •j~<.7'/yoj[).t^x de Démosthène *, car la déclaration d'àYYJ'i est désignée entre autres termes par le verbe •j7:'.T/yv.7f)x: « prendre à sa charge, recipere » ^ La synonymie entre le receptum argentarii et l'âYYjy; ne réside pas d'ailleurs seulement dans les mots ; elle ressort surtout de la fonction juridique et économique de l'ivYJr;*' tout à fait
1. Cf. aussi Lenel, Ed. perp., p. 128 ; t. I, p. 149; G. Platon, Les Banquiers dans la législation de Justinien [N. R.H., t. XXXIII, 1909, p. 290 .
2. J. Partsch, Ber ediktale Garantievertray durch Receptum, Z. S. i'., t. XXIX. 1908, p. 403-422.