‹ Études historiques sur le droit de Justinien (volume 2)Chapitre 135 sur 159 · Schlossmann, p. 17fi · texte numérisé non relu

Schlossmann, p. 17fi

LE <( RECEPTUM ARGENTARII ». 283

rien n'est donc plus facile que d'expliquer la désuétude. Elle résulte du fait que le receplum était formaliste.

L'inventeur du système nouveau, M. Lenel', en défendant énergiquement (et à juste titre) - l'opinion contraire, à savoir que le receptum était un pacte prétorien sans formes, répond à ses adversaires que le texte a visé parles mots en question non pas le receptum, mais Vaclio recepticia et son formalisme. Dans la dernière édition de son livre, il consacre une réfutation spéciale aux idées « étranges » de M. Schlossmann. Il y déclare que ce que nous savons par Théophile du formulaire des libelles ne concorde pas avec ce qu'imagine l'auteur pour les besoins de sa démonstration, et qu'il serait d'ailleurs bizarre de rédiger les libelles en décrivant les formalités des actes formalistes au lieu de désigner simplement ces actes par leurs noms techniques. Mais, adoptant l'idée du pacte prétorien sans forme, comment M. Lenel peut-il expliquer la désuétude ? Voici son idée : « Après que receptum et constitutum eurent été confondus chez les Grecs sous le terme général d'i:vT'.œwvY;t7tç, Yactio recepticia, qui désignait formellement («verbis sollemnibus » ne veut pas dire plus) comme receptum l'opération conclue, avait disparu de la pratique, parce que celle-ci ne savait où donner de la tête avec deux actions sortant de

Nous devons avouer que ni l'un, ni l'autre des deux systèmes ne parvient, à notre avis, à justifier la désuétude, pas plus que ni l'un, ni l'autre ne nous parait interpréter d'une façon complète les verba sollemnia du princ. La doctrine ancienne, qui déduit de ces mots le formalisme du receptum, a été trop complètement réfutée par M. Lenel pour que nous y insistions encore. Quant à celle

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