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LE « RECEPTLM ARGENTARII ». 285
entre la solennité de l'action, dont parle Justinien, et la solennité du contrat, en disant que « dans toutes les formules, le fait qui leur sert de base est caractérisé par des verbasollenmia ». Mais il ne s'arrête pas sur les t.'er/»G mêmes; tout ce qu'il écrit de positif à ce sujet, c'est que l'action « désigne l'opération conclue, formellement (« verbis sollemnibus » ne veut pas dire plus) comme receptum »*. Cela est exact et même évident: mais pourquoi cette désignation aurait-elle amené la décadence de l'action? Mystère. Aussi M. Girard -, apercevant la nécessité d'apporter une précision à l'idée précédente, la complète-t-il dans cette phrase très juste : « Les verba sollemnia sont des termes de la formule de l'action recepticia, qui étaient des termes arrêtés comme ceux de toutes les formules et qui n'étaient plus employés de son temps \c. à. d. de JustinieUj à la différence de ceux de certaines formules restées en usage dans la terminologie judiciaire de la procédure extraordinaire ». Cependant la proposition n'est pas encore assez explicite, car on aurait aimé à connaître au juste quels termes de la formule étaient inusités au temps de Justinien. Ils ne nous parais sent pas difficiles à découvrir. En les cherchant, nous reviendrons d'ailleurs à notre thème personnel et nous montrerons comment ces termes dits « solennels )) se présentent non comme la cause de la désuétude de l'action, mais comme un témoin de son insuccès ancien en Orient.
La particularité de l'action ne peut se rencontrer dans des paroles solennelles singulières que l'action aurait comportées. Les meilleurs auteurs renoncent à les entrevoir sous cette forme, car, pour reprendre un argument de M. Lenel, s'il en avait existé quelques-unes, Théo{ihile ne les aurait-il pas signalées dans son paralèlle entre l'action recepticia et l'action comtitutae pecuniae'] Pourquoi en