‹ Études historiques sur le droit de Justinien (volume 2)Chapitre 44 sur 159 · Suprà, p · texte numérisé non relu

Suprà, p

3. Boissonade, îoc. cit., p. 144 et s., soupçonne nommément Théophile, <iont la Paraphrase concorde exactement avec son modèle, d'être l'auteur responsable de la formule ambiguë que contiennent les Institutes.

le produit dune maladresse ou le résultat d'un dessein préconçu. Cette dernière hypothèse nous semble même plus vraie. C'est pourquoi nous ne sommes nullement convaincu que la phrase incidente, objet de tant de controverses, soit une mauvaise adaptation du Code. Nous penserions plutôt quelle vient directement des rédacteurs des Tnstitutes, parce que les Institutes, à la différence du Code, prévoient dans les phrases précédentes à la fois les ventes sans écrit et les ventes écrites.

A cause de cela, la pensée des rédacteurs est revenue à la vente de la première espèce, au cours d'un développement qui, par la soudure hoc etemm siibsecuto, renferme la suite des idées relatives à la vente écrite et semble fait uniquement pour celle-ci'; c'est là un phénomène psychologique qui n'a rien de surprenant dans tout travail rapide. Assurément la reprise a été mal agencée dans la forme, mais, croyons-nous, il faut avant tout considérer le fond, c'est-à-dire la volonté bien arrêtée de réglementer le rôle pénitentiel des arrhes dans les deux sortes de ventes.

En dehors de l'argument de texte, en effet, la doctrine radicale, d'une manière générale, ne repose guère sur des bases solides. On ne devrait s'y rallier qu'en désespoir de cause, s'il y avait réellement contradiction entre les Institutes et le Code ou contradiction dans le contexte même des Institutes, ou encore s'il y avait impossibilité totale de comprendre le passage en discussion. Mais en sommes-nous là? C'est ce que nous allons examiner en résumant les deux autres opinions.

2° La doctrine la plus soutenue avec la première, la doctrine qui est celle des anciens commentateurs des Institutes ^ et de quelques romanistes modernes de valeur*, pense que les arrhes de la vente non écrite ne peuvent

Page 1