‹ Études historiques sur le droit de Justinien (volume 2)Chapitre 50 sur 159 · Pap., 9 quaest. , D. 16, 3, 24; 3 resp., D. h. t · texte numérisé non relu

Pap., 9 quaest. , D. 16, 3, 24; 3 resp., D. h. t

3. Pap., ^quaest., D. 16, 3, 24 : « Lucius Titius Sempronio salvtem. Centuni nunimos, quos hac die conimendasti inihi adnumerante servo Stivho actore, esse apud me ut notum haberes, hac epistula manu mea scripta tibi notum facio. quae quando voles et ubi voles confestim. tibi numerabo », quaeritur propter usuraruni incrementum. respondi depositi actionem locum habere : quid est enim aliud commendare quani deponcre?

quod ita verum est, si id actuiii est, ut corpora numruorum eadem

redderentur : nam si, ut tantundeia solveretur, convenit, egreditur ea

res depositi notissimos teriniiios. m qua quaeslione si deposili aciio

non teneat, cum convenit tantundem, non idem reddi, rationem usu-

rarum haberi non facile dicendum est.

et est quidem. constitutum in bonae fidel iudiciis, quod ad usuras

attinet ut tantundem pohsit officium arbitri quantum stipulatio : scd

contra bonam fideyn [et depositi naturam] est usuras ab eo desiderare

cussion critique dans laquelle les auteurs récents, en cherchant quelles sont les limites à assigner au texte original du jurisconsulte, professent ou écartent l'opinion qu'il a reconnu le dépôt irrégulier. Sur le terrain critique la démonstration semble acquise, grâce à M. Segré', que ses prédécesseurs, MM. Naber et Longo^ ont donné trop d'étendue à la retouche. Après l'examen détaillé de chaque mot ou locution importante, les conclusions les plus vraisemblables sont les suivantes : le texte n'a pas été interpolé, car ni sa langue ^ ni son style, n'accusent l'œuvre des compilateurs; pourtant, comme on l'a reconnu depuis longtemps, il n'est pas tout entier de Papinien, et c'est par là qu'on peut expliquer la contradiction visible entre ses diverses phrases. L'enchaînement des idées se dégage ainsi. Selon M. Segré, fidèle à la doctrine générale et approuvé par M. Kûbler dans son opposition à l'opinion des deux autres auteurs^, Papinien, reconnaissant dans le chirographe à lui soumis la restitution du tannindeni, admettait néanmoins l'action depositi pour la raison qu'il n'y a aucune différence entre commendare et deponere. Suit une distinction insérée dans les deux phrases quod ita verum est — dicendum est qui contredit directement

teniporis ante morani, gui bcneficium in suscipienda pecunia dédit, si tamen ab initio de usuris praestandis convertit, lex contractus servabitur.

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