Segré, p. 209-227, approuvé par Kiibler, p
2. L'opinion de M. Longo vient d'être reproduite encore avec de nouveaux arguments par G. Rotondi, Natura contractus (extr. du B. I. D. R., t. XXIV, 1911), p. 96 et s. Quoique l'auteur ait, à mon avis, parfaitement démontré le byzantinisme de l'expression natura contractus {infrd, Chap. Il, Sect. 111), il ne s'ensuit pas qu'il ait réussi à détruire le raisonnement de M. Segré. On verra bientôt qu'à notre avis sa démonstration conduit seulement à déclarer interpolés quelques mots du texte de Papinien.
3. Exception faite des mots et depositi naturam (cf. infrà, p. 119, n. 3).
4. Naber, p. 63, ft Longo, p. 132, soutiennent que Papinien ne reconnaissait pas encore le dépôt irrégulier ; son interprétation du chirographe concluait à l'action de dépôt pour un dépôt pur et simple.
la solution que vient de donner Papinien puisqu'elle refuse l'action depositi en cas de contrat avec restitution du tantundem. Personne parmi les modernes n'en fait endosser la responsabilité à l'illustre jurisconsulte. La majorité se refuse à y voir une interpolation' et pense plutôt à une note sur Papinien de Paul ou d'Ulpien- qui, tous deux également, on la vu, repoussaient la notion du dépôt irrégulier. Quant au passage qui vient après cette note et est quidem constitutum — dédit, personne ne conteste que Papinien y reprenait de nouveau la parole. Il y déclare, sur la question particulière des intérêts à lui soumise, qu'il est contraire à la bonne foi^ de réclamer des intérêts moratoires [ante moram) de celui qui, de par la forme même du dépôt, devant avoir toujours prête la somme pour la restituer à première réquisition, rend un service au dépositaire plutôt qu'il n'en reçoit un pourlui-même. Telle est l'interprétation qui cadre le mieux avec la reconnaissance du contrat de restitution àxitaiitundem à laquelle Papinien semble se ranger'. Enfin, la dernière phrase — dont la pureté est au contraire discutée, mais que la locution lex contractus permet plutôt de ne point enlever à Papinien^ — con-
1. Comme le croient Xaber. p. 63 et s., et Longo, p. 131 et s., le premier pour la phrase in qua quaestionc — dicendum est, le second pour tout le passage. Il est impossible de soutenir l'interpolation puisque les Byzantins ont, de l'aveu général, sanctionné le dépôt irrégulier (Segré, p. 220-221 ; Kiibler, p. 205).
2. Mais lequel des deux est l'auteur de la note ? Les auteurs se divisent (voy . Segré, p. 223, n. 2;; M. Kubler, p. 204, penche pour Paul à cause de l'analogie avec le texte df Paul (D. 16. 3, 26, V . Pour les corrections faites par les compilateurs (à commencer par la suppression de Paulus ou t^jjiajtws avant la note), voy. Segré, p. 224.
3. Le texte du Digeste ajoute que cela est contraire aussi à la « nature du dépôt » [contra)... et depositi naturani. Ces mots que M. Segré, p. 225- 226, croit avoir été ajoutés par l'annotateur de Papinien peuvent être regardés réellement comme interpolés, depuis l'étude (citée, p. 118, n. 2) de M. Rotondi sur la Natura contractus. Mais là se borne à notre avis l'interpolation.