‹ Études historiques sur le droit de Justinien (volume 2)Chapitre 57 sur 159 · Accarias. t. II. p · texte numérisé non relu

Accarias. t. II. p

3. Pour la bibliographie, voy. J. Binder, Die Korrealobligationen im romischen und im heutigen Redit, Leipzig, 1899, p. 300, n. 11. — Ajouter S. Brassloff, Zu den QuMen der byzantinischen Rechtsgcschichte (I. Zur Novelle 99, etc.) (Z. S. S., t. XXV, 1904, p. 298-302); G. Bortolucci, La fideiussione nell'Egitto greco-romano [B. I. D. R.. t. XVII. 1905, p. SU). L'exposé des différents systèmes est présenté par Vaugerow, § 573, a. 4, t. 111, p. 78-87, et Windscheid, § 293, n. 10, t. Il, p. 205.

corréaux qui se sont portés de même cautions réciproques. Enfin l'opinion la plus répandue pense que la Novelle vise les débiteurs corréaux sans condition spéciale', les rei promiUendi véritables du droit romain, comme semble l'autoriser le titre latin de reis promittendi de VAuthenticum.

La controverse tourne en réalité autour du mot xW-r- Xéy-rjoi. Les deux premières opinions tiennent compte de ce terme et exigent que les débiteurs s'engagent à titre de mutui fideiussores. L'opinion dominante met absolument de côté le procédé de la mutua fideiussio, parce qu'elle pense que la locution grecque représente par elle-même la corréalité. La discussion se trouve donc bien circonscrite dans la fixation du sens exact du mot xXk-qkéyyjzi, beaucoup plus qu'elle ne roule sur la décision même de la Novelle ^ Nous allons rechercher si ce terme est vraiment l'expression de la corréalité romaine, en examinant la question dans les rapports entre la Novelle et les autres textes, parmi lesquels les papyrus jouent aujourd'hui le rôle principal.

C'est du reste en manière de commentaire à ses textes papyrologiques que M. Mitteis^ vient d'apporter un nouvel appui à la doctrine dominante, en accentuant l'identité de l'àXAr/AsYyuY) et de la corréalité plus encore qu'elle ne l'avait été jusqu'ici. Il est donc légitime que nous prenions pour base son argumentation, sauf à discuter plus loin les doctrines des juristes à propos des textes juridiques.

11. — Dans les papyrus plusieurs débiteurs obligés ensemble s'appellent àWr^'/Mv ï^cpoi, c'est-à-dire pour l'opinion générale « débiteurs corréaux ». Leur engagement col-

1. Vangerow et Windscheid croient cependant que la division n'existera qu'entre les corréaux que la dette touche matériellement pour partie seulement.

2. Savigny le constatait déjà [Droil des obligations, trad. Gérardin et Jozon, t. 1. Paris, 1863, p. 308).

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