‹ Études historiques sur le droit de Justinien (volume 2)Chapitre 58 sur 159 · Mitteis, Grundzùge, t. II, 1, p · texte numérisé non relu

Mitteis, Grundzùge, t. II, 1, p

l'extension du bénéfice dk division. 127

lectif s'accompagne souvent de la clause de style, r, se -px^^^^ ia-u) y.xi i: ivbç y.al iy.âsTCj OU zzz-ipz-j] v.x: i: z'j èiv a'.p-^Tai. Cette clause, venue du yieux droit grec, exprime déjà par elle-même la corréalité, dit-on, et crée par conséquent une tautologie dans les documents nombreux de l'Egypte qui contiennent l'appellation ci-dessus et la clause de la -p^^iq à la fois. Mais, fréquente à l'époque ptolémaïque, la clause devint plus rare au temps de la domination romaine et disparut complètement à l'époque by/antine. Le terme àAXïjXwv è'yyj;'. resta seul pour représenter l'obligation corréale', et, suivant une précision de l'auteur dans un ouvrage antérieur, pour représenter l'obligation corréale du droit romain ^ S'il ne désignait pas cela, il semble à M. Mitteis que le terme grec ne pourrait être que l'équivalent de mutiii /ideiuasores au sens étroit, c'est-à-dire de « débiteurs conjoints obligés partiellement ». ('/est donc contre la notion d'obligation conjointe ou « jtartielle »' que l'auteur dirige ses attaques en vue de la détruire définitivement au profit de la théorie dominante.

Comment prouve-t-on que ràAXY;À£Yï^'l exprime la corréalité plutôt que « l'obligation conjointe »? D'abord M. Mitteis* invoque en faveur de sa thèse le texte de B.G.U. 741 qui dit d'une hypothèque qu'elle est xù.r,\i-r'rjc; pour deux prêts; cette façon de parler n'a de sens que si l'adjectif signifie « solidaire ». En second lieu

1. La suite de l'exposé de M. Mitteis, op. cit., p. 114-115, sur le sens de la clause de la TïpaÇt; a pour objet priacipal de renverser l'opinion professée par Bortolucci, loc. cit., p. 306-308, qu'elle désignerait à elle seule la corréalité tandis que les ixX)vrJXcov s-^y'jGi seraient non des débiteurs corréaux, mais des mutui fîdeiussores. Nous reconnaissons volontiers que M. Mitteis a pleinement raison contre l'auteur italien de ne pas séparer la ::càçi; et ràXXrjÂE-jYjr, qui, pour nous comme pour lui, ont une même nature; reste à savoir s'il a également raison d'y trouver l'espressiun de l'obligation corréale.

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