Mitteis, op. cit., p
il rejette les arguments contraires qu'on pourrait tirer soit de la rencontre au Code' d'un texte supposant une mutua fideiussio possible, soit de l'emploi de ocKk-qKtyyJMq au sens d'obligation conjointe avec beneficiutn divisionia dans les ohligations mises par la loi à la charge des fonctionnaires, particulièrement les nominatores, d'après le Papyrus Flor. 2, 1, 1. 26, II, 1. 58, III, 1. 79. etc. ; c'est là, dit-il, une expression imprécise ^ Enfin, même pour le texte de la Novelle, il fait remarquer qu'elle confirme ses vues quoiqu'elle regarde formellement V oC/X-qkz-prjTi pure et simple comme une obligation conjointe, car le fait que Justinien attribue au mot ce dernier sens montre que cela n'allait pas de soi. De plus, dans le Papyrus Amh. 151, 1. 10 (an. 610-644), qui applique manifestement l'obligation corréale prévue par la Novelle, la dénomination àoiaipé-wç [xKK-qAé^yjoi) n'aurait aucun sens si la o'.aîpsjiç des obligations se trouvait enfermée dans le concept de Và7j.r,Kz-fyj-q, obligation conjointe ; on aurait dû employer un autre adverbe que celui-là; àotaips-w; figurant ici pour écarter l'effet de la Novelle s'adapte mieux à une obligation corréale. M. Mitteis termine en observant qu'en cet état de cause il est assez difficile de comprendre le but spécifique de la Novelle; peut-être voulait-on, à raison de la fréquence des clauses de corréalité, en « émousser la pointe devenue gênante ».
L'opinion que nous allons soutenir ne tend nullement à restaurer « l'obligation conjointe » qu'attaque M. Mitteis et qu'il n'a pas de peine à détruire. Comme l'opinion dominante, nous voyons dans les àKKrtKiy-[joi des « débiteurs collectifs tenus ensemble ». Mais nous nous séparons d'elle quant à la détermination de la
1. Il vise la const. d'Alexandre Sévère (229), C. 7, 55, si plur. una sent, cond. sunt, 1 (cf. D. 39, 4, de publ., 6). Mais ces textes peuvent être négligés, car il s'agit là d'obligations résultant d'un jugement.