‹ Études historiques sur le droit de Justinien (volume 2)Chapitre 69 sur 159 · Dans ce sens, Binder, p · texte numérisé non relu

Dans ce sens, Binder, p

chacun des débiteurs multiples '.D'autres écartent la règle et se mettent dans l'exception par un terme aussi expressif que àoiaipiziùç « indivisiblement ». M. Mitteis a cherché à écarter le témoignage du Papyrus Amh. loi (an. 610-644) qui renferme ce terme, en déclarant, avons-nous dit déjà-, l'adverbe mal choisi; il voit une contradiction dans les termes si l'adjectif akKr,Ké-f^joi ne se rapporte pas par luimême à des « débiteurs corréaux ». La contradiction interne signalée par M. Mitteis existerait bien si l'expression grecque était la traduction d' « obligation divisible » ; mais, sans admettre l'identité entre elle et la corréalité, nous y avons toujours vu, non une « obligation partielle », mais une « obligation collective » ou « solidaire » (au sens large du mot). Il n'y a donc aucune contradiction à appuyer l'adjectif grec par l'adverbe « indivisiblement », surtout pour les rédacteurs des documents du vu" siècle qui ne se piquent pas de précision technique. Il faut reconnaître plutôt que àoiQiipi-Mç équivaut à elc oaôxayjp^v^ expression nécessaire depuis la Novelle 99 pour faire naître un lien de solidarité entre les débiteurs; cette synonymie qui n'a pas frappé M. Mitteis aurait dû le désarmer, au moins pour l'interprétation du droit du vu'' siècle.

La conception purement grecque de l'àAXYjXsyyjY;, conception d'une solidarité différente de la corréalité romaine, peut et doit également servir à expliquer les documents antérieurs à 539 et la Novelle elle-même. M. Mitteis croit trouver la confirmation de sa thèse dans les expressions propres de la INovelle. Il se fonde, on lésait, sur l'argument suivant : si Justinien attribue au terme en cause le sens spécial de « mutui fidehissores », cautions réciproques obligées divisément et non solidairement (à moins d'une indication contraire précise), c'est que cette interprétation

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