‹ Études historiques sur le droit de Justinien (volume 2)Chapitre 73 sur 159 · P. Marini 119 (an. 551), 11. 34-35 (p · texte numérisé non relu

P. Marini 119 (an. 551), 11. 34-35 (p

l'extension du bénéfice de division. 143

ou bien : ,

... singuli et in soiidum nos oblig[antes atque fidedicentes]*.

Pour M. Mitteis^ cette sorte d'engagement représente le mode classique nouveau de la corréalité romaine au même titre que ï x/:Kr,\z-rfjr, des Papyrus d'Egypte; pour lui, les formules de Ravenne ne seraient que des exemples d'un procédé qui, à partir de Papinien, aurait été fréquemment employé en Italie^ pour faire naître la corréalité.

A notre avis, la mutua fideiussio a dû être plutôt en Italie un procédé rare avant le vi^ siècle*, car il est a priori difficile de voir pourquoi les Romains auraient abandonné la forme nationale de leur corréalité qui leur donnait une garantie complète. Si l'on trouve le procédé employé à Ravenne au vi« siècle, c'est, croyons-nous, sous l'influence directe de Y k'iXr^Kt-rr^r, de la iNovelle 99 \ On remarquera, en effet, que les formules d'engagement des débiteurs répondent très exactement aux exigences de la Novelle

1. p. Marini 114 (an. 539 ou 516), 1. 10 (p. 174). — On trouve dans le mêuie papyrus (11. 72-74) la formule : Illud eliam spondimus singuli alteru,trum invicem nos obligantes atque fidedicentes ; c'est la seule que reproduise M. Milteis, p. 184 (avec une référence fausse au n» 115); elle est moins expressive que la formule donnée au texte parce qu'elle ne répète pas les mots in soiidum de la 1. 10.

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