‹ Études historiques sur le droit de Justinien (volume 2)Chapitre 79 sur 159 · Suprà, p. 149, n. 2 {in fine · texte numérisé non relu

Suprà, p. 149, n. 2 {in fine

3. M. Esmein, op. cit., p. 67, exprime la même idée en qualifiant la donation en Occident de « supplément de dot » et en Orient « de pendant et contre-partie de la dot ». Sur la donation |3/'op£er nuptias en Orient, outre Mitteis, p. 25fi et s., on consultera avec le plus grand intérêt : F. HoU-

que la dot*. Quant à ce taux même de la moitié, il s'explique peut-être par Tinfluence de rYjjxiÔAisv du droit grec, reparaissant dans les icva (dons du fiancé) des iv* et VI* siècles^.

Pour en finir a\ec le droit de Justinien, la Novelle 97, appuyée sur la raison logique qu'elle énonce très clairement, se présente comme un « repentir » de Justinien. Revenant sur la décision de son Code, réparant un oubli des rédacteurs, il fait de l'égalité entre les apports la loi de son Empire, en s'abandonnant à la coutume qui, comme il arrive souvent, a devancé le législateur. Entre les deux coutumes, Justinien a choisi — et c'était naturel — celle des provinces occidentales de l'Empire d'Orient et il a voulu l'imposer même aux populations de l'Orient asiatique et de l'Egypte. Auprès de ces dernières il a échoué certainement^ car c'est le Coutumiersyro-romain qui, longtemps après lui, a gardé toute leur prédilection au détriment de l'œuvre byzantine. On s'attendrait à ce qu'il eut mieux réussi dans l'Occident grec; il paraît que sa Novelle n'y a eu non plus aucun succès *. C'est la preuve formelle que la coutume de l'égalité, juste en théorie, excessive en pratique, n'avait pas persisté dans le milieu orientai pu elle était née.

dack, Zur Geschichte der donatio ante nuptias und der dos [en droit arvaéno-aucdisien] {Festgabe fur Dr. Karl Gùterbock, Berlin, 1910, p. 507- 560).

1. Voy,, en plus d'une idée semblable, une autre explication dans Mitleis, p. 296.

2. Cette hypothèse due à Frese, op. cit., p. 48-49, n'est pas désapprouvi'e par Mitteis, Grundzûge, t. II, 1, p. 226.

3. Cependant elle s'est appliquée un certain temps; un Papyrus d'Egypte du VI* siècle, G. P. R. 30, montre dans un contrat de mariage une donation du mari dite îao'7:poixov « égale à la dot » (Mitteis, Abhandl., loo. cit., p. 3t, n. 1; Frese, op. cit., p. 48, n, 171).

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