Mancaleoni, n" 8, p
3. Pour l'interpolation se prononce aussi F. Haymann, Die Schen~ kung unter einer Auflage, Berlin, 1905, p. 136-137. — R. von Mayr, loc. cit., p. 119-120, croit à la pureté du texte.
in hoc casii, indique la basse époque ; pour nous, c'est aussi une glose postérieure au remaniement du princ. par les commissaires*. Quant à la vindicatio iitiUs àw princ, on ne peut qu'être surpris de la façon singulière dont elle se présente, liée ?iU\u\Qi'i etiam hoc casu s'intercalant entre le substantif et l'adjectif. Nous ne connaissons en eflet aucun autre cas où elle ait été donnée au ni' siècle. 11 est donc permis de penser que ce sont les Byzantins qui l'ont introduite dans la constitution (relative originairement à \^ condictio) , en faisant allusion aux autres cas où nous savons pertinemment qu'ils l'ont accordée et dont il va être question à l'instant même.
L'examen critique des deux textes principaux qui sanctionnent la reprise de la chose donnée par une vindicatio Ktilis suffirait; à notre sens, pour enlever l'innovation au jurisconsulte et aux Empereurs du m* siècle qui en ont usurpé le mérite jusqu'à nos jours, du reste, par la faute des compilateurs, les véritables introducteurs de la réforme dans l'œuvre de Justinien. Cette idée doit néanmoins se fortifier par la mise en parallèle des deux cas étudiés avec les autres cas où la vindicatio utilis se rencontre au Code et au Digeste.
IL — L'enquête détaillée,àlaquelleM.Mancaleoni a soumis tt3us les cas particuliers de vindicatio utilis, l'a conduit à la conclusion que « cette institution... est due avec une très grande probabilité entièrement à Justinien et à ses compilateurs » ^. La même conclusion était déjà admise par d'éminents romanistes qui la traitaient de <( notion favorite des compilateurs » ^ Elle se prouve surtout en partant du fait que les exemples les plus importants émanent de Justi-
1. Cette phrase finale du § 1 est d'autant plus suspecte que, si elle était authentique, il faudrait rapporter la décision des divi principes non aux Empereurs de 258, mais à des Empereurs précédents.