‹ Études historiques sur le droit de JustinienChapitre 101 sur 242 · Voir Infrà, p. 141-154, la biographie de Leontius · texte numérisé non relu

Voir Infrà, p. 141-154, la biographie de Leontius

tout grossiers qu'ils eussent été, auraient amené aux résultats suivants :

Ce qu'on appelle " le corps de doctrine » nouveau n'aurait nullement été «fondé » par Anastase oii Zenon, mais l'Ecole des t^ç ctxou;;,Év/;ç cioxs/.aAc. aurait commencé quelque soixante-dix ans plus tôt que l'avènement d'Anastase, sous Ilonorius et Théodose (408-424), et aurait donc fonctionné beaucoup plus longtemps qu'on ne le dit d'ordinaire; l'Ecole se serait étendue, non point seulement sous un ou deux règnes, mais sous les sept règnes d'Honorius et Théodose, de Théodose et Valentinien, de Valentinien et Marcien, de Marcien seul, de Léon, de Zenon et d'Anastase. Une telle conclusion aurait eu l'avantage de combler la lacune indiquée précédemment, l'intervalle laissé par l'opinion courante entre la promulgation du Gode Théodosien et son commentaire par les professeurs de Phénicien

§ [I. — Les Professeurs du groupe

des TTiî oly.O'j[J.£vvi; oiSàcïxaXou

Une étude moins superficielle de la question doit commencer par rassembler sur chacun des professeurs de l'Ecole tous les renseignements profitables qu'offrent les sources juridiques ou historiques, renseignements d'autant plus précieux qu'ils sont très restreints. De ces sources, on extraira une liste des maîtres dont la chronologie devra être fixée avec soin, car la chronologie permet seule de proposer une solution, même flottante encore, aux divers problèmes obscurs que l'existence de l'Ecole soulève.

Les professeurs dont l'enseignement et les œuvres ont, durant le y" siècle, porté au plus haut degré le renom de l'École de Beyrouth, sont connus par les Scolies

l. P. Krueger, op. cit., p. 361 (tr. franc., p. 427) a biou signalé ce point de repère fourni par la généalogie d'Anatole, mais il n'eu fait aucun usage.

des Basiliques surtout et par quelques autres textes. Les noms provenant de ces sources se réduisent à sept que nous énumérerons dans l'ordre, hypothétique pour les uns, sur pour les autres, de leur succession chronologique : Cyrille (l'ancien), Patricius, Domninus, Démosthène, Eudoxius, Amblichus, Leontius'.

A la suite des pages qui vont leur être consacrées, nous examinerons la question de savoir s'il n'y aurait pas lieu de comprendre parmi les maîtres de Beyrouth deux juristes vivant à la même époque : Euxène et Sabinus; et un professeur un peu plus récent : 1' Anonyme des Scolies du Sinaï.

Cyrille.

Cyrille passe, de l'avis général, pour le doyen de l'école nouvelle, on pourrait dire avec plus de précision qu'il en est le fondateur.

L'opinion commune dérive sans doute de ce que Tha- Iclée le qualitie du titre de c i^pwç y.a'i b v.oi^oq r^? cly.ooixévqç 'AoiiY.ahoq KupfAXoç" (magnus et communis orbis terraruni iiiagister Cyrillus). Le second élément de son titre est caractéristique : il prouve lumineusement que Thalélée, en appelant Cyrille du nom même qui appartient à toute l'école, en fait le fondateur de lÉcole des « maîtres œcuméniques ».

Stéphane (ou Etienne) se contente de l'appeler 5 opo); '.

1. Heimbach, t. VI, p. 8 et suiv., copi«i par Laborde, op. cit., p. 53 et suiv., ne parle que des cinq premiers; P. Kruger, op. cit., p. 361 (trad. franc., p. 427), ne connaît aussi que les mêmes noms (au texte); pourtant il cite à la n. 2 (trad. franc., n. 3) Leontius; M. Edouard' Cuq, Man., p. 37, cite les mêmes six noms; F. Schemmel, loc. cit., p. 448, se trompe en y comprenant « Anatolius » (sur lui, Infrà, Sect. III). — L'auteur de la monographie consacrée à l'École de Droit de Beyrouth, Jacques Hase, n'ayant pas eu connaissance des Scolies des Basiliques, mentionne seulement (p. SC- SI) Leontius, Eudoxius et Patricius.

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