Voy. plus bas le Ghap. VI, Sect. II, § II
sait les jurisconsultes, ou au moins les plus connus, du v' siècle. Un second argument moins simple est celui-ci. Cette Ecole est incontestablement celle des maîtres les plus éminents de Beyrouth. Nous nous croyons donc en droit dy faire rentrer tous les jurisct.nsultes à qui leurs contemporains ou leurs successeurs paient un tribut d'hommage particulier, sous une forme quelconque, mais sous la seule réserve que l'hommage ait plus de précision que a r,pMc ou 6 (jiaxapiTYjç « feu (un tel) ». Or, dans cet ordre d'idées, tous les professeurs mentionnés avec leurs titres reçoivent, sauf Amblichas, les lOuanges attendues : Cyrille est appelé 6 /.oivbç ty;? sr/.ou[j-£vr;ç cioxa-AuKoq', Patricius, i /.oivbç cioâj/.aXsç, z iq:; Tcs^içavouç ou eùy.AccOç [xvrj[;,Y;ç' ; Domninus, c ::sXj[/a6Y;ç, c Tuavâpiaxcç; Démosthène et Eudoxius, o': TiavâpicToi; Leontius, selon Zacharie le Scholaslique, jouit d'une réputation de célébrité (xA£ivy;...y; oz^a Schwartz) et est qualifié à'rr,p voixtxonaTsç par Jean Lydus. Faute de textes précis, l'argument nous semble assez fort pour reconnaître, en eut tous, les maîtres de l'Apogée de l'École célèbre de Beyrouth.
§ m. — Chronologie des phases successives de l'École.
Les documents recueillis sur les « maîtres œcuméniques » ne permettent pas de fixer la période d activité de chacun d'eux, sauf en ce qui regarde Euxène et Leontius. Tout au plus est-on autorisé à chercher, d'après ces documents, s'il n'existerait pas des zones distinctes dans l'histoire générale de lEcole.
I. — La question n'a guère préoccupé les auteurs. Un seul, H. Peters', y répond en introduisant entre les professeurs antérieurs au Digeste un classement tripar-
1. L'épitaphe de Beyrouth, qui sans doute se rapporte à lui, célèbre égf lemènt sa louange {Suprà, p. 137).