‹ Études historiques sur le droit de JustinienChapitre 131 sur 242 · Nous étudions à nouveau ce texte, Infrd, p · texte numérisé non relu

Nous étudions à nouveau ce texte, Infrd, p

tinien III en 425'. On comprend alors que les maîtres de Beyrouth professant dans une Université « officielle » aient été appelés les « Docteurs de l'Empire » ou les « Docteurs de l'Etat ».

Enfin, un autre argument d'ordre philologique fait ressortir également l'équivalence proposée entre le sens de « maîtres œcuméniques » et« Docteurs de l'Etat ». Cyrille (l'ancien) a reçu de Thalélée le titre de 6 xoivb; T^ç c'.y.oj'iJ.Évr,ç oioicry.aX:; '. L'adjectif v.sivcç, qui signifie d'ordinaire « commun », se prend fréquemment aussi dans le sens de « public », d'où l'on passe sans ditficulté au sens de « national, (chose ou homme) de l'Etat ». Cyrille est donc le <' professeur officiel de l'État ».

III. — Ce sens officiel qui convient très bien, soit à un professeur isolé, soit à un groupe de professeurs, n'est, il faut le reconnaître, ni le sens unique, ni le sens originaire de l'expression -f,q c'.7.oj!j.£vy;ç oioiT/.aXcç.

En réalité, le titre avait été créé avant le v'= siècle et ne l'avait pas été pour des professeurs de droit. La plus ancienne mention, à notre connaissance, appartient à la langue des Pères de l'Église et date du iv' siècle. C'est saint Jean Chrysostome qui, le premier, emploie cette locution en qualifiant saint Pierre de -r,:; c'.y.:j[ji.évY;; cioxay.aX:; ^ Il entend par là que saint Pierre a été le « Docteur universel », ='./.s'j;j.évy; voulant dire ici « toute la terre ».

Le même titre est appliqué dans le même sens à saint Jean Chrysostome lui-même qui, pas plus que saint Pierre, n'a jamais enseigné le droit. C'est Théodoret^ qui, par

1. Cod. Theod. U, 9, 3 = Cod. lust. 11, 18 (19), un. - hifrà, p. 180.

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