Scol. TaÙTT.v, I, 646. — Suprà, p
3. Hom. in loann. LXXXVIII (LXXXVII), c. 1. § 19 ^Migne. P. G., t. LIX, col. 480 : àxetvo av eVtzoijjh, on toùtov où -ou Ocovou, iXkk tT); ■o'.xoujjLïvT); o'.oâay.aXov (respondebo, Petrum non throni huius, sed totius ■orbis doctorem a Christo statutum fuisse).
4. Eccl. hist., 1. V, c. XXXII dans Migne, P. G., t. LXXXII. col. 1261
deux fois, désigne le grand orateur chrétien du nom de c TYjç s'.xojyivy;; oioâîxaAoç. De tous les auteurs qui ont parlé de Chrysostome, Théodoret, remarquons-le, est le seul à lui décerner cette épithèle : ce n'était donc pas là un titre officiel du célèbre évêque de Constantinople. Faut-il supposer que Théodoret, évêque d'une région voisine de la Syrie et écrivant son Histoire ecclésiastique après 429. vers le temps où, selon-nous, l'épithète a commencé à être portée par les maîtres de Beyrouth, a connu le titre de ces maîtres et, sans prêter attention à son sens officiel, n'en a retenu que le caractère laudatif et l'a estimé digne du grand homme dont il parlait? H suffît, croyons-nous, de penser, plus simplement, que Théodoret a su découvrir l'épithète donnée par saint Jean Chrysostome à saint Pierre et la lui a donnée à lui-môme à son tour. En tout cas, chez Théodoret comme dans sa source, le sens de l'expression est clair et, répétons-le, n'a rien d'officiel.
IV. — Il n'est pas sans intérêt de terminer ces développements en notant que le titre grec des maîtres œcuméniques qui, on l'a vu, a cessé d'être en usage à Beyrouth avant l'an oOO, retrouve son emploi longtemps après cette date à Constantinople.
Une première mention en est faite par Zonaras (XV, 104) ' : dans l'École de philosophie et éloquence annexée à la Bibliothèque de Constantinople, le directeur des douze moines professeurs portait, d'après Zonaras, le titre de 3'./.;u;j,£vr/.br oisia/.aAoç. Cette Ecole, disparue avec l'incendie de la Bibliothèque en 726, aurait duré cent quarante ans, au dire de Codinus; elle aui'ait donc été fondée sous le règne de Maurice, vers 587 -.
(le titre est au nominatif) ; 1. V, c. XXXIV, Ibid., col. 1264 : xa\ TsXsLUTjaavTo; 3à tou [j.E-j'àXou â'tSaa/âXou -cr,; o\v.r}\j\xiMr^ç: cf. col. 1265 : tou StBaoxâÀou tx