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par ce paragraphe que le Code, le Digeste et les Institutes leur seront communiqués seulement dans trois villes : Rome et ('onstantinople (les deux capitales) et Beyrouth. La raison de cette limitation est que ces trois villes seules ont reçu de ses prédécesseurs le privilegium, qui, déclare le texte, n'a pas été conféré à d'autres villes, et qui établit donc, au profit des trois cités avantagées, le monopole de l'enseignement officiel, Alexandrie, Césarée (de Palestine) et autres ne donnant qu'une instruction privée jusqu'à ce que le § 7 les supprime.
Beyrouth avait donc obtenu des maiores la même faveur que Rome et Constantinople. Cependant, tandis que le privilegium des c villes royales » datant de 425 a pris place au Code Théodosien (H, 9, 3) et a passé au Code de Justinien [11, 18 (19). un.], le privilegiwn de Beyrouth ne figure ni dans l'un, ni dans l'autre. Il manque au Code Théodosien, évidemment parce qu'il était postérieur à 438; au Code de Justinien, son absence, plus surprenante, ne s'expliquerait-elle pas par la rivalité des deux Écoles, celle de Beyrouth et celle de Constanlinople, et par le désir de ne pas mettre trop en relief l'illustration de la première?
Le privilège de Rome et Constantinople, de 423, fait connaître la façon dont les Empereurs comprenaient l'érection d'Écoles libres en Écoles de l'État'. Les maîtres doivent enseigner dans l'auditoire du Capitole [auditorium) et s'interdire de donner les cours dans les maisons privées, sous peine de ne pouvoir acquérir aucun de ces privilèges [nihil peuitus ex iis privilegiis consequajilur) qui sont accordés légitimement à ceux qui sont disposés à enseigner au Capitole seulement. Le ie^me privilégia se trouve déjà là avant de se trouver dans la Const. Omnem, § 7.
Comme rien ne motivait de la part des Empereurs une
suiv.
1. Cf. Barbagallo, op. cit., p. 320 et suiv.; Laborde, op. cit., p. 31 et
inégalité entre le régime de Beyrouth et le régime des capitales, le privilège de Beyrouth a dû, semble-t-il, mentionner les professeurs autorisés à rester dans la nouvelle École officielle (c'étaient les « maîtres œcuméniques ») et leur imposer les mêmes conditions qu'à ceux des regiae urbes.
Beyrouth possédait déjà au iv^ siècle des auditoria iegumoix les professeurs enseignaient publiquement; XExpositio totius mimdi, § 25, en fait foi\ Dans la première moitié du v' siècle, avant 449, les auditoria étaient installés dans les dépendances de la Cathédrale de l'Anastasie^. A la fin du v* siècle, en 487 ou 488, et à propos de l'un des t-^ç c;'.xou[jiivY]ç oiBâaxaXcL mêmes, la Vie de Sévère par Zacharie le Scholastique confirme que Leontius enseignait, non chez lui, mais à l'Ecole (de Droit) : *dq tyjv <s'/ptàYi -y;v Acovt(o'j toû Eùoo^bu (Schwartz)^ De son côté, Théodore \ en parlant des âvaYV(ô(j[;,aTa îâiy.a, des « répétitions privées ))^, de Patricius sur les constitutions (en 5® année), laisse entendre que les cours normaux des trois premières années étaient faits dans les auditoires \
En définitive, les Empereurs auraient été amenés tout naturellement à décerner aux professeurs de l'École de Beyrouth un témoignage particulier d'admiration, parce que ces maîtres appartenaient à une Ecole bien plus célèbre que celle même de Rome, à l'Ecole la plus florissante de tout a l'Empire » (-^ç ot/,ouijivY)ç, omnis orbis terrarum). Ces savants, d'ailleurs, — Patricius, le roi de l'Ecole, au premier rang — , ne s'étaient-ils pas