Infrà, Chap. V, Sect. II
déjà signalés à l'attention impériale par leurs commentaires des trois Codes, du Gode Théodosien en particulier?
Quant aux circonstances dans lesquelles le privilef/ium aurait été accordé à l'École de Beyrouth, elles nous sont inconnues, à la différence des circonstances dans lesquelles le titre de métropole fut décerné à l'Eg-lise de Beyrouth. L'octroi du privilegium a-t-il précédé ou suivi le transfert des aittlitoria legiim dans les bâtiments de la Cathédrale de l'Anastasie et de l'évéché, transfert qui remonte à une année un peu antérieure, sans doute, à 449'?
On soutiendrait facilement que l'octroi du privileqium a été une conséquence de cet événement capital dans les fastes de l'École. L'hypothèse nous semble plausible que le privilegium aurait été obtenu, comme la loi sur le titre de Métropole, à la suite des instances de l'évêque Eustathe qui, on l'a vu, possédait de sérieux protecteurs à la Cour et qui aurait fait valoir, à l'appui de l'érection de l'Ecole en École d'État, non seulement les mérites de ses maîtres, mais aussi son installation récente dans les magnifiques constructions dues à lui-même.
Un gouvernement disposé, comme celui de Théodose, à prendre la haute main sur l'enseignement, ne pouvait que se montrer sensible à un argument d'ordre architectural, puisque la beauté de la Cathédrale était un moyen, secondaire peut-être, mais réel — l'avenir le prouva — d'attirer à l'École officielle de Beyrouth des étudiants du monde oriental tout entier.
En revanche, il est possible aussi que la concession du privilegium ait été indépendante de la reconstruction de la Cathédrale, qu'elle ait même précédé l'épiscopat d'Eustathe (vers 445). en un mot, qu'elle ait été accordée uniquement en considération de la valeur de l'instruction