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LES MOTIFS DE LA FONDATION

atatio analogue à celles do Rome ou des cités de l'Orient, (i'est au port de Beyrouth que venaient s'embarquer pour l'Italie (Brindisi), et évidemment aussi pour la Grèce et riî^gypte, les voyageurs de Syrie ou de Tarrière-pays, appelés hors de chez eux par leurs aflaires ou par leurs procès; c'est de son port aussi qu'étaient expédiées par la voie de mer les marchandises variées de la Syrie et des régions de l'intérieur (Arabie, Mésopotamie, etc.), la soie en particulier. L'activité commerciale engendre les procès ; les procès font naître les hommes de loi ; dans la société romaine du Haut- Empire les prudentes se font facilement professeurs en môme temps que consultants. Que des prudentes bérytiens se soient, vers le ii* siècle, consacrés plus particulièrement à l'enseignement et aient ouvert un auditorium ou École de droit, ils y ont «été poussés sans doute aussi par le zèle des jeunes Phéniciens dont tout porte à croire qu'ils étaient déjà exceptionnellement doués pour les aflaires et pour les discussions oratoires comme leurs descendants le sont encore aujourd'hui *.

Ya-t-il eu d'autres motifs à l'établissement d'une statio à Beyrouth sous le Haut-Empire? L'influence des grands jurisconsultes syriens, même s'ils n"y ont jamais professé, s'est-elle fait sentir dans cette création? Nous l'ignorons.

Cette raison ne serait d'ailleurs valable que si l'on était sûr que l'École date seulement des débuts du m' siècle ou de l'extrême hnduii" siècle. Mais, comme elle remonte sans doute à une période plus haute de ce ii'' siècle, ne serait-ce pas plutôt l'existenced'une École déjàflorissante qui aurait suscité la vocation juridique de ces futures illustrations ?

1. 11 n'entre pas dans nos vues de remettre en lumière l'idée connue «lue les habitants de la Syrie, sous la domination phénicienne, grecque ou romaine, ont toujours pratiqué le commerce d'exportation, soit en Syrie même, soit chez les autres peuples méditerranéens où ils avaient l'undé des comptoirs nombreux et prospères. Je signalerai seulement sur la ([uestion les travaux concernant l'histoire du collège marchand bérytien de Délos que vient de publier M. Ch. Picard, Bull, de corresp. hellén., t. XLIV, 1920, p. 2«3-3ii et L' Etablissement des Poseidoniastes de Bénjtos, Paris, 1921, gr. in-4° (Exploration archéologique de Délos, fasc. VI).

SECTION II

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