‹ Études historiques sur le droit de JustinienChapitre 162 sur 242 · Suprà, p · texte numérisé non relu

Suprà, p

4i Dans les Écoles d'Orient, l'enseignement se donnait partout en latin probablement, dit P. Krueger, p. 153 (trad. franc., p. 186-187).

212 CBAPITRE CINQUIÈME.

pour premier représentant Cyrille (l'ancien), qui écrivit en grec son 'Wô\).'n,\).ci -wv o£(piv(Tor/, et elle a commencé vers 410-420, d'après la chronologie hypothétique reconstituée par nous'. Patricius a commenté en grec la loi de 424 dès sa promulgation^ Ce serait donc entre 381-382 et 410-420 que le changement de langue se serait accompli, en somme à la fin du iv* ou au commencement du V* siècle. Le fait que les Fragments du Sinaï sont rédigés en grec, s'ils proviennent réellement de l'Ecole de Beyrouth, confirmerait que l'enseignement s'y donnait en grec dans le cours du v* siècle. Au temps de Justinien, il n'y a aucun doute, puisque les commentaires des professeurs de Beyrouth sur les œuvres de l'Empereur sont composés en grec\ ^'

11. — La date que nous proposons d'assigner à la révolution linguistique dans l'enseignement de Beyrouth correspond, à peu près exactement, aux dates où la même révolution s'accomplit, en Syrie dans la littérature et dans l'épigraphie, à Constantinople dans les édits des préfets.

En premier lieu, c'est un fait connu qu'à partir du v^ siècle, après le Syrien Ammien Marcellin, qui écrivait vers 390, on ne rencontre plus d'écrivains latins en Syrie'.

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