‹ Études historiques sur le droit de JustinienChapitre 165 sur 242 · Loc. cit., p · texte numérisé non relu

Loc. cit., p

3. Sur la persistance de riiellènisme syrien jusqu'à la naissance de l'islamisme, cf. Th. Reinach, loc. cit., p. 3i9-350.

LES LANGUES DE l'EiNSEIGNEMENT. 217

vraisemblablement, détournés de TOccident latin, les a confinés dans leur Orient où les retient leur nationalisme ressuscité.

La réaction catholique opérée par Théodose le Grand contre les tentatives de restauration du paganisme par Julien l'Apostat* n'a pas dû rester non plus sans effet sur la substitution du grec au latin dans l'enseignement du droit. Le grec était en Orient la langue de l'Eglise. A Beyrouth même, les rapports entre TÉcole de Droit et les évêques avaient été, sans doute, étroits dès avant l'avènement au trône épiscopal d'Eustathe, dont le nouveau palais renfermait les auditoires des lois^ Pourquoi une telle union n'aurait-elle pas contribué, avec les autres motifs d'ordre général, à la prédominance de la langue vulgaire des Chrétiens d'Orient dans les Ecoles auparavant latines?

La langue latine devait cependant toujours être connue des maîtres et des étudiants, car elle était la langue, non seulement des sources anciennes du droit romain en très grande majorité, mais encore des constitutions créatrices du droit nouveau en très grande majorité aussi; et le latin allait être, de plus, remis en honneur par la codification de Justinien, dont quelques constitutions du Code seules seraient écrites en grec avant que l'Empereur n'adoptât définitivement cette langue dans ses Novelles.

IV. — Cependant le terrain étant ainsi préparé à l'avènement du grec, un fait particulier a pu provoquer la révolution linguistique : la concurrence avec l'Ecole de Constantinople. Les textes nous laissent ignorer laquelle des deux langues était employée dans l'enseignement de la capitale, et le Privilegium studiorum reste muet à cet égard. Pourtant, la plus forte présomption est en faveur

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