Pour la démoastration, voy. Tnfrà, p. 224 et suiv
giné seulement par ces maîtres illustres et n'aurait jamais été connu des professeurs qui enseignèrent à Beyrouth avant eux.
Les arguments qui nous conduisent à de telles assertions sont les suivants :
1" Que les Institutes de Gains aient été commentées dès le iv'^ siècle à Beyrouth, cela ressortdu parallèle fourni par la découverte de Vlnlerpretatio Gai d'Autun, œuvre occidentale, et peut-être autunoise, qui paraît dater du iv" siècle plutôt que du v^ siècle; on pourrait même tirer de l'emploi certain du Manuel de Gaius dans l'enseignement en Gaule au iv^ siècle la preuve, à fortiori, que l'ourrage avait pénétré dans l'enseignement de l'Orient, car Gaius était un jurisconsulte de l'Asie-Mineure, et son travail ne manque pas d'allusions à des institutions pérégrines et de l'Orient grec.
2° Les Institutes de Gaius, les œuvres d'Ulpien, de Papinien et de Paul, qui constituent le programme antéjustinien, ont subi des altérations de natures diverses (gloses, scolies ou interpolations), et ces altérations ont été faites aux originaux dans la période postclassique, très vraisemblablement au IV* siècle : telle est la conclusion à laquelle sont arrivés, particulièrement en ces dernières années, plusieursauteurs* en appliquant les procédés delà critique de forme ou de fond, soit aux Institutes de Gaius, soit aux extraits des œuvres classiques rassemblés avec des passages de constitutions impériales, par des anonymes et pour des buts insaisissables, dans la Collatio mosaicarum et romanarum leguni (composée entre 394 et 438)^ et dans les Fragmenta Vaticana (composés après 320 ou plutôt entre 372 et 438) ^ Le même essai de datation devrait et pourrait être tenté en ce qui touche les altépa-