‹ Études historiques sur le droit de JustinienChapitre 170 sur 242 · Suprà, p · texte numérisé non relu

Suprà, p

trement dit, la ce critique verbale » se fait assez aisément, c( la critique de provenance » souffre difficultés. Les travaux des critiques-juristes sur les sources indiquées commencent à peine à prendre figure sérieuse; n'est-il pas téméraire de vouloir en arriver déjà à la solution de problèmes autrement ardus?

Et c'est pourquoi nous ne proposerions que sous les plus expresses réserves d'assigner la provenance beyrouthine aux altérations postclassiques visibles dans leis œuvres mentionnées plus haut ou au Digeste : aussi bien, pourraient-elles provenir des commentaires de maîtres occidentaux, dont l'activité nous échappe beaucoup plus encore que celle des maîtres de Beyrouth.

Cependant — et pour conclure — que les altérations soient le produit des leçons données en Occident ou en Orient, peu importe; leur existence seule suffit et permet d'affirmer que les œuvres classiques qui les ont reçues faisaient l'objet de Texamen des professeurs au iv° siècle, et c'est là le résultat capital qu'il était désirable d'atteindre.

A quelle date, dans le cours du iii*^ ou du iv'^ siècle, le programme nouveau s'est-il constitué, il est impossible de le savoir. Y a-t-il une corrélation entre le mode nouveau d'enseigner, en étroite dépendance avec ce programme même, et l'existence des auditoria que mentionne, comme une curiosité de la cité de Beyrouth, YExpositio totius mitndi, § 25, vers l'année 350'? Une réponse affirmative risquerait de paraître téméraire. En tout cas^ ce programme nouveau est celui que vont suivre les maîtres du v* siècle.

§ II. — Le Programme des études du V® siècle à 533.

Pour la période caractérisée par l'activité des « maîtres œcuméniques » (410-420, avant oOO), et pour la

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