‹ Études historiques sur le droit de JustinienChapitre 171 sur 242 · Supvà, p · texte numérisé non relu

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période qui suit (590-533), la Gonst. Omnem, la seconde Préface du Digeste, est la source principale de renseignements, car, avant de réformer les études juridiques par cette constitution même, Justinien a tenu à y rappeler le régime aboli. 11 est toutefois regrettable que l'Empereur n'ait pas apporté dans sa description du passé le soin scrupuleux qu'il met à fixer vson propre programme, lequel devait entrer en application le 1" janvier 534.

Posons d'abord, en principe, que les indications de la Gonst. Omnem, relatives aux études juridiques avant 534, sont valables en ce qui regarde Beyrouth aussi bien qu'en ce qui regarde Gonstantiuople ^ Les indications éparses que fournissent certains textes utilisés plus loin le prouvent sans contestation possible.

La Gonst. Omnem. § 1, apprend que le cycle des études de droit se déroulait avant 534 en quatre années. L'étude de la jurisprudence romaine (vôij.oi) avait alors pour base les œuvres de Gains, d'Ulpien, de Papinien et de PauP. Une cinquième année, croyons-nous, s'y ajoutait, ayant pour objet l'étude des constitutions impériales.

A. — Première année.

En première année, le programme comportait l'étude des Institutes de Gains et des libri singulares guattuor^ le premier, de re iixoria, le deuxième, de tutelis, le troisième et le quatrième, de teslamenlis et iegatis^.

1. Il n'y a aucune raison de croire que le plan d"études antéjustinien contenu dans la C. Omnem, § 1, ait été aj^pliqué seulement à Constantinople (Laborde, op. cit., p. 67, réfutant Heimbach, Proleg., Bas., t. VI, p. 2).

2. M. de Francisci, p. 10, va trop loin quand il dit que sur les œuvres juridiques étudiées à Beyrouth, avant Justinien, les renseignements font quasi complètement défaut.

3. C. Om,nem, § 1 : in his autem sex libris Gaii nostri institutiones et libri singulares quattuor, primus de illa vetere re uxoria , secundus de tutelis et tertius nec non quartus de testamentis et legatis connumerabantur... et primi anni hoc opus legentibus tradebatur... — Kuebler, loc. ck., col. 402.

LE PROGRAxMME DES ÉTUDES. 225

Les auteurs se demandent de quels ouvrages ces quatre livres étaient tirés, de Gaius, d'Ulpien ou d'autres; et s'ils étaient extraits des commentaires sur l'Edit ou sur Sabinus '.

Il a'est pas difficile de découvrir que ces quatre livres étaient pris dans les Libri ad Sabinum d'Ulpien, puisque les Scholia sinaitica sont des scolies sur les livres XXXVl à XXXVIII. et XXXIX (?) ad Sabinum d'Ulpien qui traitent de la dot et des tutelles ^, et puisque ces Scholia sinaitica dérivent vraisemblablement de l'enseignement de Beyrouth ou ne peuvent qu'être analogues aux commentaires des maîtres de Beyrouth.

D'après M. Paul Krueger, qui soutient cette opinion % les quatre volumes auraient comporté : pour le testament, les livres 1 à 7 (ou 11); pour les legs, les livres 17 à 25; pour la res iixoria et les tutelles, les livres 34 à 39 des Libri ad Sabinum d'Ulpien* .

Les étudiants de première année avaient reçu le sobriquet [cognomen] de Dupondii « recrues, bleus » ^, dit la Const. Omnem, § 2. La Vie de Sévère par Zacharie le Scholastique® montre que ce surnom était réellement porté par les étudiants de première année à Beyrouth.

1. Voy. les diverses opinions dans Kuebler, loc. cit., col. 403, qui se refuse à conclure, malgré l'argumentation convaincante de M. Krueger qu^n trouvera plus loin.

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