‹ Études historiques sur le droit de JustinienChapitre 177 sur 242 · Itîd., § 25; Nau, t. V, p. 84; Kugener, p · texte numérisé non relu

Itîd., § 25; Nau, t. V, p. 84; Kugener, p

238 CBA.PITRE CINQUIÈME.

avons vu déjà que les maîtres de Beyrouth au v* siècle commentaient les constitutions, tantôt en les prenant dans les trois Codes : Grégorien, Hermogénien et Théodosien, tantôt en les étudiant sur les originaux*. Les Scolies des Basrliques en fournissent la preuve, en reproduisant les opinions de Patricius, de Domninus, de Démosthène et d'Eudoxius, sur telles et telles Constitutions^.

Mais l'enseignement des constitutions en cinquième a*née possédait deux caractères propres :

1° H était facultatif. Les plus studieux des élèves qui s'imposaient cette année supplémentaire recevaient le cognomen de Prolytae^ formé sur Aût^i ou Lytae (Const. Omnem^ § 5). Le sens de ce surnom ne prête à aucun doute. Conformément à l'étymologie, Ilpo\ûxai se traduit « ceux qui sont plus avancés (dans leurs études) que les AÛTai », « Lytis in iuris prudentia provectiores », « Praesolutores » (Du Cange)'.

2° Cet enseignement de cinquième année avait aussi à Beyrouth un autre caractère. 11 se donnait, non dans des cours magistraux, mais sous la forme de « répétitions privées », « recitationes privatae ». Ces termes sont les meilleurs à rendre l'expression grecque àvaYvwff[ji.aTa loixâ qu'une scolie de Tkéodore* emploie à propos de l'enseignement des constitutions donné par Patricius. La forme des leçons appliquée aux constitutions correspondait à ce qu'on appelle en France les « conférences » dans les Facultés de Droit et dans les Facultés des Lettres.

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