‹ Études historiques sur le droit de JustinienChapitre 192 sur 242 · Inffà, p · texte numérisé non relu

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2. M. Pringsheim, dans son étude citée, Beryt u. Bologna, n'a pas pris soin de faire les réserves ci-dessus; il considère les Byzantins en bloc comme s'ils avaient tous enseigné à Beyrouth (par exemple, Stéphane, p. 257, n. 9, p. 266), ou comme si ceux de la capitale (Théophile de Byzance, p. 266) avaient reproduit la méthode beyrouthine. L'importance que l'auteur donne sur ce point à l'École de Beyrouth, sans discussion, ne sera point diminuée en fait par une précision historique indispensable.

3. Gomme notre tableau respecte les divisions mêmes de M. Pringsheim, marquées par des lettres (A, a, etc.), toute référence aux pages de son article a paru inutile. — Les termes latins entre guillemets sont tous empruntés à des sources originales.

B, — Les solutions s'obtiennent par :

a) des distinctions (otx7Ti;iç, âu-'psj'.ç) et

b) des différences (c-.a^spâ = « differentia »)

c) ou « varietas »

d) ou « divisio » .

G. — L'explication des textes est facilitée par la supposition d'un cas (Oéi^a) sur lequel l'attention de l'élève est appelée par les mots Oèç, OsiJ.iTiorov (finge).

D. — Les sources sont encore éclairées par le recours à

a) des règles générales (/.ivo^v) que l'élève est invité à considérer par le mot (jr,'j.z{iù:jn

h) ou à des définitions (opoç) (cf. V'Yt.ôixvt,\i7. twv osçiviTwv de Cyrille l'ancien),

c) dans lesquelles se marque la tendance des Beyrouthins à généraliser.

E. — Enfin, le commentaire est présenté dans un ordre systématique qui comporte, outre des renvois aux passages antérieurs ou postérieurs :

a) le résumé du passage visé {-l zaz-:cç = « summa », -y.px'(poiort): souvent une introduction à un développement (ijpoôswpia = « praefatio ») ;

h) l'indication de l'enchaînement des idées exposées au texte (àxoXojGta).

c) Le commentaire lui-même s'appelle Àôvoç (= « narratio » = « tractatus »).

§ II. — La Méthode en usage sous Jastinien.

La méthode pédagogique suivie à partir du 1" janvier 534, à Beyrouth comme à Constantinople et, plus tard, à Rome, semble, au premier abord, facile à saisir. Justinien, en effet, dans sa Const. Deo auctore, § 12(15 décembre 530), par laquelle il ordonne la confection du Digeste, et dans sa Const. Tanta-lioMv.v/, § âl, qui le promulgue, avait pris des précautions minutieuses pour que les juris-

consultes ne détruisent point, par leurs commentaires, l'harmonie du Digeste que l'Empereur estimait une œuvre définitive et parfaite.

Il n'avait permis sur son Digeste que quelques genres de travaux : les traductions littérales (xaià Tu65aç) S les résumés des textes ou Indices- e\ la titulorum suptilitas ou riapàxiiXa', comprenant à la fois l'addition sous chaque loi de références à d'autres textes {-c(.ç>:i.r^o\}.r.y.i) et l'addition sous chaque titre des règles analogues des autres titres ou des autres recueils législatifs *. Un un mot, dans l'espoir de tarir à jamais les controverses, Justinien excluait les commentaires ^ les interprétations des lois*^ el a fortiori l'exégèse critique, sous forme, par exemple, de ces Trapaypacpai, qui avaient tant contribué au progrès du droit.

Sur ces bases, la méthode de l'enseignement aurait consisté, de la part des professeurs, à traduire, à résumer les fragments du Digeste, à y ajouter seulement quelques références.

Cette méthode simplificatrice a-t-elle, en fait, été réellement pratiquée à Beyrouth? En partie seulement % si l'on en juge par les travaux sur le Digeste (et sur le Code) qu'ont laissés les maîtres beyrouthins ou supposés tels, postérieurs à 533% travaux qui sortent sans doute de leurs leçons. L'Index du Digeste de Dorothée contient à la fois des traductions xaTa r.boa:; autorisées par l'Empereur et des xapaypa^af interdites. L'Index de Stéphane donne du texte du Digeste une véritable paraphrase libre (TuXàxoç),

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